Congo-Kinshasa: Fille de Papa Wemba - Vivi Shungu fait une mise au point sur l'héritage de son père !

interview

Né le 14 juin 1949, Papa Wemba alias "Maître d'école" devrait totaliser en principe 70 ans d'âge, s'il était encore vivant, cette année 2019. Curieusement, sa dernière demeure ne reflète nullement la dimension plénipotentiaire de ce célèbre artiste congolais mort sur scène en Abidjan en 2016.

Trois ans après sa disparition, celui qu'on appelait "Formateur des idoles" est malheureusement, abandonné par le Gouvernement de la République qui l'avait enterré provisoirement dans une tombe non embellie. Alors que les autorités avait fait une promesse devant le monde entier de construire une pierre tombale moderne pour le chanteur. A l'occasion du 3ème anniversaire de sa mort, le journal La Prospérité a rencontré Victoire SHUNGU appelée affectueusement par ses intimes "VIVI", fille de Papa Wemba et Marie- Rose Luzolo Amazone. Elle a saisi l'opportunité pour fixer la lanterne par rapport à tout ce qui se raconte dans les rues de Kinshasa au sujet de l'héritage laissé par son père notamment, sur les rumeurs d'une éventuelle vente de la parcelle laissée par son papa au quartier huppé de Ma campagne, à Kinshasa. Lisez-la :

2016-2019, il y a trois ans mourrait l'artiste musicien Jules Shungu Wembadio dit Papa Wemba qui fut votre père biologique. Dans quel état d'esprit commémorez-vous ce triste anniversaire de sa disparition ?

Nous célébrons cette date dans la joie et dans le partage et surtout en toute humilité et avec une simplicité comme fut notre papa.

Comment vivez-vous dans la famille actuellement sans votre géniteur biologique, 3 ans après sa mort brutale à Abidjan ?

Personnellement, mon histoire est un peu particulière parce que je n'avais pas eu l'occasion d'enterrer papa. J'étais enceinte de mon premier fils en France, qui était presqu'à terme. A 7 mois de grossesse vers presque le 8ème mois, mon père est décédé à Abidjan. Et ça fait pratiquement deux ans que je ne suis pas venue à Kinshasa. Raison pour laquelle, je tenais à être cette fois aux côtés de maman parce que mes sœurs et mes frères travaillent en Europe. Du coup, je vous dirai que c'est à la fois difficile mais aussi un bonheur de voir que les gens sont venus nombreux pour participer à cette commémoration. Ça prouve que personne ne l'a oublié : "Papa forever". Vraiment, ça fait du bien. Car, mon papa est toujours là dans l'esprit des Congolais.

Contrairement à son propre pays, la RDC, la Côte d'Ivoire organise chaque année un évènement en mémoire de cette icône de la musique africaine. Que dire face à cette indifférence des autorités congolaises qui ne font pratiquement rien à la date de sa mort ?

Je ne sais pas trop ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire (Abidjan), cette année, à l'occasion de ce troisième anniversaire de la disparition de mon père. En tout cas, s'ils ont fait quelque chose de grand ; tant mieux. Et encore une fois merci au peuple Ivoirien. Mais, honnêtement, je pense que ce n'est pas trop grave, si le Congo, son pays n'a pas fait grand-chose. Vous-même vous étiez convié à la soirée commémorative à la résidence à Ma Campagne où nous avons organisé une petite cérémoniale avec la présence de personnalités. Vous êtes témoins de la manière dont les choses se sont déroulées bien. C'était magnifique ! On était entre nous ! Tout le monde était là. On a célébré avec brio le 3ème anniversaire de la mort de papa. Mon père était une personne de très simple. C'est l'essentiel. Je trouve que c'est vraiment honorable par rapport à notre organisation interne.

D'après certaines langues, les violons ne s'accordent pas entre Votre maman et la famille de votre défunt père. Qu'est-ce qui se passe concrètement ?

Je crois que tout va bien grâce à Dieu entre nous. De couac... Ouf ! Je n'en sais rien. Personnellement, je ne m'intéresse pas à tout ce qui se dit à l'extérieur de notre famille. Sincèrement, je ne regarde pas trop des réseaux sociaux. Peut-être, vous ne le savez pas. De son vivant, Papa nous écartait du milieu public, des médias congolais et surtout de la musique. Honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire à ce sujet.

Confirmez-vous la mise en vente de la parcelle de Ma Campagne qui est considérée comme résidence officielle de Papa Wemba ?

C'est une fausse information. Méfiez-vous en. La parcelle de Ma campagne n'est pas à vendre. Pour le moment, il n'y a aucune vente qui est d'actualité, en ce qui concerne cette résidence où vivait mon père jusqu'à sa mort.

Que ressentez-vous lorsque vous voyez la tombe de votre père abandonnée, dans un état qui ne reflète pas sa grande dimension d'une star de renommée internationale ?

Je pense qu'il serait mieux de laisser à Henri Noël Mbuta Vokia qui sait beaucoup de choses à ce sujet. Mais, c'est triste de constater que trois ans après, rien n'est fait au cimetière de papa. Et, les autorités du pays nous ont promis qu'elles devraient mettre une pierre tombale. Je pense qu'au niveau de la famille, nous ne manquons pas des moyens et papa avait ses amis qui peuvent faire aussi quelque chose. Mais, on se réserve en attendant la promesse faite par les autorités. Je sais qu'il y a continuité de l'Etat.

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