14 Juin 2019

Sénégal: Saint-Louis/Après deux années de recherches sur les services d'eau potable du nord - Chercheurs, universitaires et cie évaluent le travail avec les parties prenantes

Le Gret, l'Université Gaston Berger et l'Agence Régionale de Développement de Saint-Louis étaient en atelier national hier, jeudi 13 juin, pour partager les résultats de leurs recherches. Celles-ci ont été axées sur le projet recherche action SENSE ( Suivre ensemble les services publics d'eau potable du Nord) démarré en juin 2017 et qui prend fin ce mois-ci. Une proposition est faite à l'État par rapport à une mise en place de comités de suivi des délégations de services publics au niveau national et régional.

Depuis 2014, la réforme du sous-secteur de l'hydraulique rurale connaît un tournant important avec la création de l'Office des forages ruraux (OFOR), dont l'objectif est d'introduire plus d'efficacité et de professionnalisme dans le secteur de l'eau potable en milieu rural. Aujourd'hui, avec la reforme de l'hydraulique rurale, la gestion de l'eau en milieu rural a été déléguée à des opérateurs privés. D'où est partie la recherche-action du projet SENSE (Suivre ensemble les services publics d'eau potable du Nord).

Après deux années de recherche effectuée sur le terrain en ce qui concerne la gestion de l'eau, l'heure est à la capitalisation du travail abattu de manière inclusive par les chercheurs avec l'appui des partenaires. Cet atelier national fut donc l'occasion pour ces derniers de partager leurs résultats de recherche avec les parties prenantes dudit projet. "Nous avons travaillé ensemble depuis juin 2017 et aujourd'hui, on restitue les principaux résultats de cette recherche-action qui s'articule autour d'études mises en place sur trois problématiques majeures. Il s'agit de la perception des usagers sur le service public d'eau potable, les dispositifs de représentation des usagers mais aussi les dispositifs de dialogue multi-acteurs", a soutenu Djiby Sarr, Chef du projet recherche-action SENSE. Beaucoup d'activités ont précédé cet atelier, notamment le renforcement de capacités des usagers, la mise en place de plans de communication autour de la réforme du sous-secteur de l'hydraulique rurale entre autres.

Le but est de permettre une appropriation des résultats de recherche par les acteurs du secteur et surtout les usagers. À ce propos, il se pose deux enjeux qui sont évoqués par l'enseignant chercheur, Dr Sambou Ndiaye par ailleurs coordonnateur de l'Alliance de Recherche-actions Universités-Territoires (ARUT/UGB). " Le premier enjeu était de savoir jusqu'où la délégation de service public au niveau de l'eau en milieu rural laissait la place au contrôle citoyen et à la redevabilité sociale. L'autre enjeu important, c'était jusqu'où cette délégation permettait à ces usagers d'avoir des dispositifs de représentation qui pouvaient assurer la communication sociale et ce rôle de contrôle citoyen ", a-t-il précisé. C'est ainsi qu'ils ont procédé aussi à une démarche de recherche partenariale.

Le but était d'associer toutes les parties prenantes de l'hydraulique rurale autour de ce projet SENSE et ce, depuis son élaboration. Leur vœu, c'est de demander à l'État de reconnaître les innovations territoriales au niveau du Gorom-Lampsar et de les démultiplier ensuite au niveau de tous les périmètres. Cet atelier présidé par le Gouverneur adjoint en charge du développement, Khadim Hanne, a vu aussi la présence du Recteur de l'UGB, des représentants de l'OFOR ainsi que des responsables de diverses structures.

Sénégal

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