Congo-Brazzaville: Enseignement général - 74 216 candidats au baccalauréat seront à l'épreuve mardi

Toutes les conditions sont réunies pour que l'examen d'Etat qui ouvre les portes de l'université aux admis se tienne à partir du 18 juin, dans les cent quatre- vingt-dix-sept centres retenus sur toute l'étendue du territoire national, selon le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

Les membres du jury du baccalauréat, session de juin 2019, ont reçu les consignes de dernière minute doublées d'une mise en garde avant la mise en route, le 14 juin à Brazzaville. « Il y a des chefs de centre qui monnaient les postes de candidats à la surveillance en recrutant leurs propres surveillants qui ne sont pas connus de la hiérarchie. Peut-être pour se partager le butin en favorisant la fraude. Nous devons donc faire preuve d'une rigueur sans faille pour que ces agissements inciviques ne se reproduisent plus », a indiqué le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation, devant les membres du jury appelés à jouer leur partition pour la bonne tenue du baccalauréat. Le cas évoqué par Anatole Collinet Makosso, celui des surveillants illégalement recrutés par les chefs de centre, a été constaté l'année dernière au lycée Thomas- Sankara, à Brazzaville, comme dans bien d'autres centres d'examen.

Par ailleurs, les surveillants régulièrement désignés qui se permettent de demander de l'argent aux candidats ou qui se font corrompre pour se montrer complaisants lors des épreuves ont été également avertis. « Que les surveillants qui se rendraient coupables de tels agissements soient automatiquement remplacés », a ordonné Anatole Collinet Makosso. Il a appelé à la rigueur pour que les efforts consentis dans la réussite du baccalauréat et l'intégrité des résultats ne soient pas remis en cause par des comportements qui n'honorent pas ces commis de l'Etat. Le ministre a aussi insisté sur le fait que les cas de fraudes identifiés doivent être consignés dans les procès-verbaux et portés à l'attention de l'administration pour que les mesures qui seront prises en conséquence ne soient perçues comme arbitraires.

Avant d'entretenir les membres du jury, le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation a effectué, quelques jours auparavant, des descentes dans plusieurs établissements scolaires, notamment dans les départements du Kouilou et du Niari pour s'assurer de l'achèvement des programmes, de la préparation des candidats... Après cette préparation, ils passeront à l'épreuve dans quelques jours.

Des instructions du directeur des examens

Le directeur des examens et concours de l'enseignement général, Jean-Pierre Mbenga, informe les candidats aux différents examens d'Etat qu'il est strictement interdit de détenir dans les centres le téléphone portable, les calculatrices programmables ou tout objet susceptible de favoriser la fraude. Tout contrevenant sera sévèrement sanctionné et verra son objet confisqué sans recours.

Les parents d'élèves, les chefs d'établissement, les inspecteurs, les directeurs départementaux et les enseignants sont tous tenus de veiller à l'application de cette directive en prévision de tous les cas de fraude.

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