16 Juin 2019

Ile Maurice: Zones côtières et projets hôteliers - Le PNUD va enquêter sur l'éco-blanchiment à Maurice

D'un côté, le gouvernement reçoit des millions pour sauver ses zones côtières sensibles, de l'autre, il permet la construction d'hôtels qui leur nuisent. Y-a-t'il éco-blanchiment de cet argent à Maurice ? C'est l'enquête que compte mener le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à la requête d'Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL).

Lundi 10 juin, l'organisme a validé cette plainte déposée en mars, et vient de publier le cas sur son site internet.

L'éco-blanchiment (greenwashing) peut être défini comme «une stratégie de communication et de marketing adoptée par des entreprises ou autres organisations. Elle consiste à mettre en avant des arguments écologiques pour se forger auprès du public une image écoresponsable, alors que la réalité des faits ne correspond pas, ou insuffisamment, à la teneur explicite ou implicite des messages diffusés». Dans ce cas, cela s'applique au gouvernement mauricien, qui octroie les permis d'Environemental Impact Assessment (EIA) à ces projets immobiliers sur le littoral.

Dans le synopsis le PNUD écrit en effet : «The complaint lays out a number of grievances with the current environmental and conservation landscape in Mauritius, and alleges that UNDP-GEF's (NdlR, United Nations Development Programme - Global Environmental Finance) work in the country to protect Environmental Sensitive Areas is tantamount to greenwashing in light of the permits being issued by the government for construction projects along the country's coast.»

Ironie

Dans sa plainte, AKNL décrit l'ironie de la distribution des fonds (environ Rs 166 millions pour 2018-2021) pour sauver les zones côtières sensibles, un gaspillage à ses yeux, puisqu'elles sont détruites par les projets immobiliers avec la complicité du gouvernement, qui octroie les EIA sans considération réelle pour le danger qu'ils représentent sur les zones environnementales sensibles, comme listées en 2009.

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