Cote d'Ivoire: Identité légale - Dominique Ouattara remet 630748 extraits d'actes de naissance aux élèves du primaire

La Première dame de Côte d'Ivoire a présidé le vendredi 14 juin, la cérémonie de remise d'extraits d'actes de naissance à Ebimpé.

« Nous sommes très heureux d'avoir obtenu nos extraits de naissance. Grâce à vous, maman Dominique, nous sommes aujourd'hui de vrais citoyens. Nous étions dans le noir et comme un ange vous nous avez apporté la lumière.» Tels sont les mots de reconnaissance adressés à la Première dame de Côte d'Ivoire, Dominique Ouattara, par l'élève Tra Lou Grâce Yasmine, âgée de 12 ans et porte-parole des 630748 apatrides qui viennent de changer de statut juridique.

C'était à la faveur de la cérémonie officielle de remise des extraits de naissance à des élèves du primaire, présidée le vendredi, au Groupe Scolaire Ebimpé (dans la commune d'Anyama), par la Première dame, Dominique Ouattara. L'évènement a été conjointement organisé par l'Unicef, le ministère de l'éducation nationale, le ministère de la Justice et des droits de l'homme.

Il s'inscrit dans le cadre de l'opération spéciale de déclaration à l'état civil qui s'est déroulée dans 14000 écoles publiques sur toute l'étendue du territoire national. Et cela, avec l'appui financier de l'Unicef France, Unicef Suisse ainsi que du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.

« Tous les rêves de grandeur que nous nourrissons pour la Côte d'Ivoire dépendent en grande partie des chances que nous accordons à nos enfants. En effet, il n'est pas possible de construire une Nation forte sans accorder une attention toute particulière à la vie de nos enfants... », a insisté Dominique Ouattara.

Poursuivant, la présidente de la Fondation Children of Africa a relevé que : « selon le ministère de l'Education nationale, plus de 1,6 million d'élèves, soit près de 40% de l'effectif total des élèves du primaire, n'étaient pas enregistrés à l'état civil en 2017. Cet état de fait a pour conséquence d'exposer nos enfants à la déscolarisation ; ce qui compromet gravement leur avenir. Il est donc urgent de trouver des solutions immédiates et efficaces afin de remédier à cette situation. »

C'est pourquoi qu'elle a encouragé cette opération spéciale de déclaration à l'état civil des élèves ivoiriens, qui sortent ainsi de la clandestinité. « C'est chose faite aujourd'hui, grâce à cette initiative prise par le Gouvernement qui a initié cette opération, pour donner une identité légale à plus de 600, 000 enfants », a-t-elle salué. Avant de saisir « l'occasion pour demander à tous les parents de déclarer leurs enfants à l'état civil dès leur naissance. Et cela, afin de leur donner les meilleures chances de réussir leur vie.»

Pour le représentant résident de l'Unicef en Côte d'Ivoire, qui a tenu à souligner l'engagement de la Première dame pour la protection des enfants, cette opération spéciale est une des premières dans la sous-région. « C'est un pas dans la bonne direction. Mais tant qu'il y aura des enfants qui n'auront pas d'identité légale, nous n'aurons pas fait assez. Un enfant qui n'a pas d'extrait de naissance n'a pas de nationalité, il ne pourra pas aller au collège. Il est plus à risque d'être victime de violence et d'exploitation », a-t-il déclaré.

Pour la ministre de l'Education nationale, de la Formation technique et de la formation professionnelle, « l'un des devoirs de l'Etat vis-à-vis de ses citoyens, c'est de leur donner un statut juridique... Et le combat du Président de la République, Alassane Ouattara, de lutter contre les fléaux juridiques, trouve tout son sens. C'est un homme de parole qui a réalisé ce qu'il avait promis aux enfants apatrides », a-t-elle témoigné. Sans oublier de saluer le combat noble mené par la Première dame en faveur des enfants.

En Côte d'Ivoire, on estime que près de 2 millions d'enfants n'ont pas d'extrait de naissance. Selon le rapport Mics 2016 sur la situation des femmes et des enfants en Côte d'Ivoire, 28% des enfants de moins de 5 ans ne sont pas enregistrés à l'état civil. Comparée à 2006 (45%-Mics2006), la situation de l'enregistrement des naissances s'est améliorée.

Il faut noter aussi que la situation de l'enregistrement des naissances varie également selon la situation des parents et selon les régions de Côte d'Ivoire. Seulement 48% des enfants nés dans les familles les plus pauvres sont enregistrés à la naissance contre 95% des enfants vivant dans les familles les plus riches. De plus, en ville, 89% des enfants sont déclarés alors qu'ils ne sont que 60% en milieu rural.

Par ailleurs, la Première dame a fait parler son cœur en offrant des dons composés de vivres et de non vivres aux populations, élèves, enseignants d'Ebimpé. Le cout global de ses présents est estimé à 28 millions de FCfa.

La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le ministre en Charge de la justice.

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