16 Juin 2019

Cote d'Ivoire: Journée de l'enfant africain - La migration à risque des enfants au centre de cette 29e édition

La ministre en charge de l'enfant, Ramata Ly-Bakayoko, appelle à une synergie d'actions en vue de trouver des solutions durables à cette pratique suicidaire.

À l'instar de ses homologues africains, la Côte d'Ivoire célèbre la 29e édition de la Journée de l'Enfant Africain (Jae) qui a été instituée par l'Union africaine le 18 juillet 1990.

La mairie d'Abobo accueillera, le dimanche 16 juin, les festivités officielles marquant cette célébration. En prélude à cette journée, Ramata Ly-Bakayoko, Ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, a lu la déclaration du gouvernement dans l'après-midi du 14 juin, à son cabinet au Plateau.

Elle a indiqué que cette édition sera consacrée au phénomène de la migration irrégulière, notamment celle des enfants qui sont de plus en plus impliqués dans cette aventure périlleuse. «Selon les données de l'Organisation Internationale pour les Migrations (Oim), entre mai 2017 et juin 2018, sur 5136 migrants de retour enregistrés et profilés, l'on a dénombré 100 mineurs non accompagnés dont l'âge varie de 5 à 18 ans», a-t-elle déploré.

Ramata Ly-Bakayoko a regretté que ces migrants mineurs soient dans, bien des cas, entrainés de force dans cette aventure au péril de leur vie. Et subissent des violences physiques et/ou morales, ou en sont témoins. C'est pourquoi, dans le cadre d'une collaboration sociale, le Ministère en charge de l'Enfant, et celui de l'Intégration et des Ivoiriens de l'Extérieur ont adopté le thème «Luttons contre la migration à risque des enfants afin de garantir leurs droits», a-t-elle expliqué.

Dans cette dynamique, a-t-elle poursuivi, de nombreuses activités ont été planifiées sur la période de mai à juin, en vue de sensibiliser les familles et les communautés. Elle a rappelé que la Côte d'Ivoire a toujours affirmé sa volonté de créer un environnement juridique et social propice au respect des droits élémentaires des enfants. Principalement, les droits à la vie, à la santé, à l'éducation et à la protection.

Elle en veut pour preuve, entres autres, l'adoption d'une politique nationale de la protection de l'enfant, l'école obligatoire instaurée pour les enfants de 6 à 16 ans ou encore la lutte contre la traite, l'exploitation et le travail des enfants, conduite par le Comité national de surveillance (Cns), sous l'autorité de la Première dame, Dominique Ouattara.

«Le gouvernement entend poursuivre ses efforts pour assurer à tous ses enfants les meilleures conditions de développement et d'épanouissement», a-t-elle assuré. Avant de lancer un appel à tous pour une synergie d'actions en vue de trouver des solutions durables à l'épineux problème de la migration à risque des mineurs.

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