16 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Les débats se poursuivent autour de la légitimité du Président Félix Tshisekedi

Steve Kivuata, porte-parole de la coalition Lamuka, et François Muamba, Sénateur et un des membres de l'alliance Cap pour le changement (CACH), ont participé à un débat de l'émission «Appels sur l'actualité» de la Radio France internationale (RFI), organisée dernièrement, à la Halle de la Gombe. Il était essentiellement débattu les questions brûlantes à la suite de l'élection ayant catapulté Félix Tshisekedi à la tête du pays.

La République Démocratique du Congo a connu, pour la première fois de son histoire, un changement pacifique au sommet de l'Etat, à l'issu duquel un président a cédé sa place à un autre, autrefois opposant, après une élection démocratique le 30 décembre 2019.

Félix Tshisekedi du CACH s'en est sorti vainqueur avec 7 millions de voix, suivi de Martin Fayulu de la plateforme Lamuka avec 6 millions de voix et, enfin, Emmanuel Shadary du Front Commun pour le Congo (FCC) avec plus de 4 millions de voix. Après la proclamation des résultats provisoires par la Centrale électorale, plusieurs voix se sont levées pour protester avec la dernière énergie ce qu'elles ont qualifié de «vol électoral».

C'est dans ce registre, en effet, que la RFI, a tenu à balancer plusieurs sons de cloche sur ladite situation.

Contradictions

François Muamba et Steve Kivuata ont chacun réagi sur ces discussions qui continuent de faire parler d'elles près de six mois après la tenue des scrutins. Pour Steve Kivuata, communicateur de la coalition Lamuka, l'église catholique et d'autres observateurs ont dit clairement que Félix n'avait pas gagné les élections. Et donc, "il y a crise de légitimité au sein de la République Démocratique du Congo, dans la mesure où celui qui a été proclamé par la CENI, n'est pas le vrai gagnant lors de cette élection. Et ce qui est comme preuve concrète, c'est le fait que l'église catholique, à travers ces organes entre autres la CENCO et les observateurs déployés, a constaté que les résultats publiés par la CENI ne correspondent pas à la vérité des urnes", a-t-il déclaré.

Par contre, François Muamba, Sénateur et cadre du CACH, si notre pays est pauvre actuellement, c'est parce que nous sommes partis de contestations en contestations. "En 1960, notre pays était émergent mais actuellement, c'est n'est plus le cas. La RD. Congo est devenu parmi les pays le plus pauvre du monde puisque nous ne pensons pas chercher à construire le pays, mais nous ne sommes là que pour des contestations. Il faut aussi qu'on sache une chose, la nouveauté au Congo actuellement est le fait d'avoir un président entrant et sortant qui vivent tous dans le pays. Donnons la chance au nouveau président de travailler, et vous verrez comment les choses vont changer dans ce pays", a-t-il expliqué.

Il est toujours bon de savoir que cette émission «Appels sur l'actualité» figure parmi ces magazines qui donnent la chance à la population de suivre les débats sur la situation politique du moment en faisant appel aux acteurs et experts dans un domaine, pour venir débattre sur une actualité qui se passe dans un Etat.

Congo-Kinshasa

L'Union africaine déconseille les restrictions de voyage Ebola

Malgré le risque de propagation dans la région, il ne faut pas imposer des restrictions de voyage aux… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.