Burkina Faso: Colloque sur la culture - Hommage au Pr Salaka Sanou

Le Pr Salaka Sanou s'est dit ému par l'hommage à son endroit.

La cérémonie d'ouverture du colloque international en hommage au Pr Salaka Sanou, placé sous le thème : «Etudier la culture : enjeux-approche-horizons critiques », a eu lieu le mercredi 12 juin 2019 au sein de l'université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou.

Le Pr Salaka Sanou est à l'orée de son admission à la retraite. A cet effet, le Laboratoire de langues, discours et pratiques artistiques (LADIPA) organise un colloque international en hommage à l'homme de Lettres et de la culture sur le thème : «Etudier la culture : enjeux-approche-horizons critiques, » du 12 au 14 juin 2019, au sein de l'université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou. La cérémonie d'ouverture a eu lieu dans l'après-midi du mercredi 12 juin.

Une série d'hommages de personnalités, le lancement d'un ouvrage collectif intitulé : «Danko. Etudes des cultures africaines» et d'une revue nommée : «Danko. Etudes littéraires et culturelles africaines (DELCA)» ont principalement marqué cette cérémonie. Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Dr Alkassoum Maïga, a traduit sa fierté et sa reconnaissance au Pr Sanou.

Pour lui, c'est une activité majeure puisque l'intéressé a consacré sa carrière à l'enseignement supérieur en tant que enseignant mais aussi gestionnaire. «Aujourd'hui à deux pas de sa retraite, il est important de se rappeler qu'il a consenti des sacrifices pour le développement de la littérature et de la culture», a-t-il souligné. Il a gardé, a-t-il renchéri, l'élan de donner ses savoirs à ses étudiants qui ont manifesté leur connaissance au «baobab» comme ils l'appellent.

«C'est un géant qui nous a tous impacté positivement aussi bien les étudiants que les collègues, parce que le campus universitaire c'est le temple du donner et du recevoir», a mentionné Dr Maïga. Il a, par ailleurs, signalé la construction d'un «bâtiment de l'enseignant» au sein de l'université Ki-Zerbo qui accueillera les enseignants admis à la retraite. Aussi, des personnalités se sont succédé à la tribune pour rendre hommage au Pr Sanon pour son «exemplarité».

Des reconnaissances tous azimuts

Les participants venus du Ghana, Côte d'Ivoire, Cameroun, Gabon, Mali, Bénin et bien évidemment du Burkina Faso ont refléchi durant les trois jours aux divers thèmes.

Le président de l'université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Rabiou Cissé a exprimé sa satisfaction quant à l'organisation de cet événement. Il a relevé la contribution de M. Sanou à la formation des étudiants qui a suscité en certains d'entre eux le goût de la recherche.

L'ancien ministre en charge de la culture, Mamoudou Ouédraogo, retient de l'homme son passage au sein de son département à l'époque, en tant que Secrétaire permanent (SP) de la Semaine nationale de la culture (SNC) et conseiller.

Il a, s'est-il rappelé, à travers ces propositions intéressantes, insufflé une dynamique nouvelle à la SNC, un secteur qui était en souffrance. «Grâce à lui, nous avons initié dans le domaine de la culture, pour la première fois, "Le festival du balafon de Dédougou". C'est un homme humble et je garde de lui un souvenir de bon compagnon. Bon vent au futur jeune retraité», a souhaité Mamoudou Ouédraogo. L'ancien ministre, Albert Ouédraogo, n'en dira pas moins. «Je dois une bonne partie de ma carrière au Pr Salaka Sanou. Il n'a pas de rancœur avec personne. C'est lui qui m'a permis de connaître la culture bobo», a-t-il reconnu.

Ces mots aimables n'ont pas laissé le Pr Salaka Sanou indifférent. «Cela me fait un grand plaisir, parce qu'il n'y a pas meilleure reconnaissance que tous ceux qui vous entourent : collègues, amis, parents et étudiants. Au-delà de ma personne, c'est aussi la reconnaissance du travail qui a été abattu», a-t-il signifié. Il a mentionné que l'enseignement supérieur et la recherche scientifique, c'est le domaine où l'on ne peut pas s'épanouir ou évoluer si l'on reste seul. Le président du comité d'organisation, professeur titulaire à l'université du Québec à Montréal, Isaac Bazié, a affirmé que cette activité donne déjà un motif de satisfaction. Ce, au regard de la mobilisation des enseignants, chercheurs et étudiants.

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