Congo-Kinshasa: [En vue de promouvoir les droits humains] Kikwit - Le REFADI renforce les capacités des acteurs de la société civile

Le Regroupement des femmes en actions pour le développement intégré, REFADI, une des structures féminines de développement de la ville de Kikwit dans la province du Kwilu, s'évertue de participer, avec fermeté, à la promotion des droits humains.

Des actions se mènent à Kikwit, ville économique de la province précitée, ville de quatre communes et ayant plus d'un million d'habitants et dans des faubourgs immédiats.

Cela entre dans la logique du principe universel relatif au respect des droits humains dans un Etat de droit.

C'est dans cette optique qu'une tribune d'expression populaire (TEP) de 100 personnes, une séance de sensibilisation de deux clubs d'écoute ainsi qu'une formation de 50 femmes ont été organisées en mai dernier dans la ville avec l'appui financier de la Fondation HANNS Seidel.

Les participants à la TEP étaient composés des délégués des organisations de la société civile, de la société savante, de la presse, des membres des associations de jeunes, des associations de femmes, des confessions religieuses et des autorités politico-administratives locales dans la salle "La Tourraine Saint Martin" dans la commune de Lukolela.

Cela a gravité autour du thème suivant : "Rôle de la société civile dans la promotion des droits humains".

Cette TEP était une occasion propice pour que Laurent Bwenia, président de l'Association africaine de défense des droits de l'Homme et président de la société civile de Kikwit puisse faire un état des lieux de la situation des droits de l'Homme dans cette ville.

De son côté, Me Judicaël Mbula, avocat aux barreaux de Bandundu, a fait une présentation commentée concernant la législation en matière de la protection des droits humains.

Quant à elle, Me Joëlle Nkumongo, avocate aussi, a parlé du rôle et des limites de la société civile dans la protection des droits humains.

«L'action de la société civile repose sur un certain nombre de fonctions, notamment la fonction d'alerte, d'expertise, de légitimité et la fonction d'évaluation», indiquent les termes de références de la TEP.

Le même document renseigne que «la promotion des droits humains est une cause commune qui implique la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques dans un processus inclusif. Cela exige la participation de toutes les parties prenantes et la société civile est une partie prenante incontournable dans cet exercice dans la mesure où elle s'exprime à travers un capital social de la population qui correspond aux richesses culturelles, sociales, religieuses, politiques et se concrétisent dans des réseaux des associations qui peuvent suivre deux logiques différentes, à savoir : la logique associative qui privilégie la sauvegarde des intérêts communs des groupes spécifiques et la logique communautaire qui investit et planifie le développement des communautés».

Les matières développées lors de la TEP ont été les mêmes lors des tenues des "Club d'écoutes" et lors de la formation des 50 femmes.

Viviane Lengelo, présidente du Conseil d'administration du REFADI estime qu'en organisant ces actions liées à la promotion des droits humains, le REFADI contribue à l'émergence d'un Etat de droit.

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