Afrique: Région africaine - L'OMS salue l'amélioration de l'espérance de vie

L'espérance de vie à la naissance et l'espérance de vie en bonne santé se sont améliorées, passant respectivement de 58 ans à 61 ans et de 50 ans à 54 ans, selon la directrice régionale de l'agence onusienne pour l'Afrique.

Le Dr Matshidiso Moet s'exprimait, le 14 juin à Brazzaville, lors de la septième rencontre annuelle entre la direction régionale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Afrique et le corps diplomatique accrédité auprès de la République du Congo.

Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, a-t-elle fait savoir, est tombé de cent quatorze décès pour mille naissances vivantes à soixante-quatorze décès pour mille naissances vivantes. De même, le taux de mortalité des nouveau-nés a chuté de trente-quatre décès pour mille naissances vivantes à vingt-sept décès pour mille naissance vivantes.

Dans la région africaine, la direction régionale de l'OMS a ajouté que le taux est passé de sept cent douze à cinq cent quarante-deux décès de mères pour mille naissance vivantes pendant l'accouchement. « Nous continuons à enregistrer un allègement progressif du fardeau des maladies transmissibles. Nous sommes très préoccupés par le problème du paludisme. Depuis 2017, nous assistons à une augmentation du nombre de nouveaux cas dans les pays dont le Congo. On assiste à l'augmentation de l'incidence des maladies non transmissibles », a indiqué le Dr Matshidiso Moeti.

Ainsi donc, le bureau de l'OMS-Afrique appelle les pays à renforcer la performance des systèmes de santé, les infrastructures sanitaires, les ressources humaines, matérielles et financières pour atteindre la couverture universelle en santé.

La directrice de l'OMS-Afrique a également fait part de l'accord de coopération signé le 5 mars dernier, entre le gouvernement du Congo et le bureau régional de cette agence, pour redynamiser la coopération entre les deux parties.

Par ailleurs, face à la persistance du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le bureau de l'OMS-Afrique exhorte les pays frontaliers à renforcer le système d'alerte et à appliquer les dispositions pertinentes du règlement sanitaire international.

"Les maladies n'ont que faire des fontières"

Pour sa part, la doyenne du corps diplomatique au Congo, Marie-Charlotte Fayanga, a salué les réformes apportées à l'OMS qui focalisera ses efforts sur l'appui aux pays et a encouragé la coopération sud-sud à accroître les efforts de solidarité entre les pays dans le domaine de l'assistance et pour la lutte contre Ebola.

« Alors que la communauté internationale se mobilise âprement pour venir à bout de cette maladie, d'autres pathologies qu'on considérait déjà éradiquées telles que la lèpre, la rage, la poliomyélite refont surface dans certaines contrées de nos pays. Nous espérons que la coopération avec les partenaires et principalement l'OMS, pourra apporter un appui à la couverture sanitaire pour les enrayer », a souhaité Marie-Charlotte Fayanga, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République centrafricaine (RCA) auprès de la République du Congo.

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l'étranger, Jean Claude Gakosso, a profité de l'occasion pour saluer la distinction honorifique de la première dame du Congo, Antoinette Sassou N'Guesso, lors de la soixante-douzième assemblée mondiale de la santé. Il s'est réjoui, en outre, du soutien de l'OMS Afrique à la définition du mode de financement de l'assurance maladie.

Le patron de la diplomatie congolaise a rappelé que dans la région africaine, le tableau sanitaire n'est pas reluisant, en référence à l'épidémie de chikungunya dans la partie sud du Congo, à l'agressivité du paludisme, à la résurgence de la poliomyélite en Centrafrique et à la persistance d'Ebola en RDC.

« Pour y parvenir, nous devons veiller à ce que la paix règne partout sur le continent, que cessent les exactions des groupes armés sur la population civile et le personnel médical en RCA et en RDC, ce qui rend encore difficile la riposte sanitaire. Tous, sans exception, nous devons être conscients de ce que les maladies n'ont que faire de nos frontières », a déclaré le ministre Jean Claude Gakosso.

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