Afrique: Le Fonds mondial salue la décision du Botswana de faire respecter les droits des personnes LGBT

Genève — Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s'est félicité de la décision historique de la Haute Cour du Botswana de supprimer les dispositions légales qui ont conduit à la discrimination et à la violence contre les personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles et transgenres.

Le Fonds mondial soutient fermement tous les efforts visant à promouvoir et à protéger les droits humains et l'égalité de genre, et s'engage à éliminer les obstacles juridiques et autres qui entravent l'accès aux services de santé. Prendre des mesures pour réduire la discrimination et le rejet social est un élément essentiel pour mettre fin aux épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme.

« Nous sommes aux côtés des dirigeants communautaires, des organisations de la société civile et de tous les défenseurs des droits humains qui ont contribué à cette avancée juridique », a déclaré Peter Sands, le Directeur exécutif du Fonds mondial. « Le Botswana fait véritablement figure de chef de file. Il s'agit là d'une étape importante. Ensemble, nous pouvons lever dans toute l'Afrique les obstacles liés aux droits humains qui entravent l'accès aux services de santé. »

Au Botswana, des militants et des dirigeants communautaires ont mis en évidence des problèmes en matière droits humains posés par des lois dépassées qui ont exacerbé le rejet social, la discrimination et la violence à l'encontre des personnes LGBT. Parmi d'autres facteurs, la criminalisation des relations sexuelles peut dissuader certaines personnes d'accéder aux services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH et d'y recourir, et accroître ainsi le risque de contracter le virus.

La décision rendue ce mois-ci par la Haute Cour du Botswana a déclaré inconstitutionnelles les dispositions juridiques qui criminalisent les relations sexuelles entre personnes de même sexe, héritage des lois anti-homosexualité édictées à l'époque coloniale. Dans une décision unanime, la cour a conclu que les « lois sur la sodomie » du Botswana portaient atteinte à la vie privée, étaient discriminatoires et ne servaient aucun intérêt public.

« Lorsqu'une telle décision est rendue, cela ouvre le débat dans d'autres pays, ce qui en fait un tremplin pour le changement dans la région », a déclaré Nana Gleeson du Réseau du Botswana sur l'éthique, le droit et le VIH. Elle estime que le véritable travail débute maintenant, puisqu'il s'agit désormais de traduire le changement de la loi en changement sur le terrain.

Nana Gleeson indique que l'association des lesbiennes, des homosexuels et des bisexuels du Botswana (LeGaBiBo) a eu recours aux services d'experts juridiques pour engager des procédures stratégiques qui ont mené à cette décision de la cour, et que les éléments de preuve fournis par les programmes ciblant les populations-clés ont clairement fait la différence.

Le Fonds mondial s'associe à ses partenaires pour s'attaquer aux obstacles à la santé liés aux droits humains et au genre et pour répondre aux besoins des populations-clés et vulnérables du monde entier.

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