Afrique: 1er sommet sur les mutilations génitales et les mariages d'enfants - Abolir ces pratiques culturelles d'ici 2030

Les femmes de Samburu, au Kenya, se rassemblent pour des discussions publiques où elles disent publiquement non aux mutilations génitales féminines.

Le premier sommet sur les mutilations génitales féminines et les mariages d'enfants ouvert à Dakar, hier dimanche 16 juin, à l'occasion de la célébration de la journée de l'enfant africain et organisé par l'ONG Safe hands for She, vise à assoir des bonnes pratiques afin que les mutilations génitales féminines et les mariages d'enfants soient arrêtés d'ici 2030.

Ayant décelé un lien de ces pratiques avec la pauvreté, la directrice des opérations de la banque mondiale, Louise Cord, a estimé que les femmes et les filles en Afrique doivent être soutenues afin de changer les revenues financiers des personnes démunies. Selon Louise Cord, «le nombre de pauvre en Afrique a augmenté de 100 millions de personnes».

Une hausse qui est une conséquence de l'accroissement démographique. Elle précise que sur le continent 55% des femmes participent au marché du travail et 58% autres sont des entrepreneures d'où la nécessité de les appuyer. Un appui qui passe nécessairement par la lutte contre des pratiques telles que les mutilations génitales et les mariages des enfants.

Selon la directrice des opérations de la banque mondiale, «40% des filles en Afrique au Sud du Sahara sont mariées avant l'âge de 18 ans». Une situation qui fait qu'elles sont plus en risque de mourir en accouchant. Par ailleurs, fait remarquer Louise Cord, «7,5 millions de filles en Afrique n'ont jamais mis les pieds dans une salle de classe. Ce qui constitue une entrave à la lutte contre la pauvreté».

Selon des chiffres du fonds des Nations pour la population (Unfpa) «3,9 millions de filles ont été excisées en 2015 en Afrique de l'ouest». Un nombre qui devrait atteindre les 4,6 millions d'ici l'année 2030, à moins que les efforts pour mettre fin à la pratique soient intensifiés, soutient l'organisation onusienne.

La présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE), Aminata Touré venue présider la rencontre, a trouvé que dans ce combat contre les mutilations génitales féminines et les mariages des enfants, «le défi reste la mise en place d'un plan d'actions réaliste».

PRÉVISION DU FONDS DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION : 68 millions de filles seront mutilées d'ici 2030

Selon le directeur exécutif adjoint du Fonds des nations unies pour la population (Unfpa), Dereje Wordofa, au moins 200 filles et femmes sont victimes de mutilation. Plus de 650 millions de femmes sont mariées avant leur 18ème anniversaire. Si cette tendance se maintient, environ 50 millions de filles seront mutilées à l'horizon 2030. Dans le monde, elles seront 68 millions de filles à être mutilées. Actuellement, 280 millions de filles dans le monde sont sujettes d'être mariées avant leurs 18 ans.

950 millions de filles dans le monde seront mariées à l'enfance d'ici 2030. Le directeur exécutif adjoint du fonds des Nations pour la population était hier, à la cérémonie de lancement du 1er sommet sur les mutilations génitales et les mariages d'enfants. Une rencontre qui se poursuit jusqu'au 18 juin.

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