Congo-Kinshasa: Kinshasa - Le phénomène maquis, études ou débauche ?

705.388 finalistes de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel sont attendus du lundi 24 au jeudi 27 juin 2019, aux épreuves de l'Examen d'Etat. Le coup d'envoi sera, sans nul doute, donné par le ministre ad intérim de ce ministère, Emery Okundji, à partir de la ville de Kinshasa.

Pour mieux affronter ces évaluations qui constituent une dernière étape de l'école secondaire, les élèves de certains établissements considérés de "nantis" passent des pré-tests dans le sens de préparatifs. Par contre, d'autres finalistes s'organisent seuls, en louant des centres d'hébergement communément appelés « maquis ». Un phénomène en vogue à chaque fin d'année scolaire en RD. Congo, surtout dans la ville de Kinshasa.

Selon certains enseignants, ce phénomène "Maquis" n'est pas à encourager puisqu'il favorise le libertinage des élèves. A les en croire, ces maquisards ne sont pas bien encadrés, il y a des débordements pendant la nuit, au lieu de bonnes préparations pour lesdites épreuves, «certains finalistes dans des maquis sont souvent absents la nuit. Faute d'encadreurs et tuteurs, ils en profitent pour aller dans des boites de nuit. Et, pire encore, d'autres se livrent dans la débauche », a expliqué un professionnel de la craie. Par ailleurs, dans un centre d'hébergement où se trouvent quelques élèves finalistes de l'Institut Bobokoli situé dans la commune de Ngaliema, ces derniers sous-tendent l'avantage de préparer les examens en groupe.

« Nous avons eu le temps de palabrer avec quelques collègues pour travailler en groupe. En fait, c'est pour avoir un même état d'esprit», affirme un finaliste. D'après eux, ils se consacrent véritablement à la révision des cours, au-delà des rumeurs et préjugés que plus d'un quidam, parents comme jeunes, portent sur "le maquis'. «Nous consacrons la majeur partie de notre temps à l'étude. Mais, nous gardons aussi un peu de temps pour le divertissement. Nous sommes sereins. Nous sommes sûrs de la manière dont nous nous sommes préparés. Alors, nous attendons paisiblement le début des épreuves», a fait-savoir un élève. Ces finalistes ont laissé entendre que la préparation se passe non seulement sur le plan intellectuel, mais aussi sur le plan spirituel. «Sur le plan intellectuel, nous étudions, discutons sur différents cours ; sur le plan spirituel, nous avons confiance en notre Dieu et nous le prions tous les jours», ont-ils dit. A en croire un apprenant à l'option Latin-Philosophie de cet Institut Bobokoli, ils sont déjà prêts physiquement et moralement pour affronter l'Examen d'Etat.

Il sied de rappeler que, pour cette session 2018-2019, 2095 centres d'Examen d'Etat sont prévus sur l'ensemble du territoire congolais. 4923 finalistes autodidactes.

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