17 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Affaire ordonnances présidentielles - Mfumu Ntoto livre son point de vue

Invité la semaine dernière à l'émission « Tosolola » à comprendre « dialoguons » diffusée sur une chaîne de proximité à Kinshasa, Mfumu Toto, précurseur du courant philosophique et politique " la troisième voix" et membre du Front Commun pour le Congo (FCC) a étalé au grand jour son analyse sur les ordonnances querellées du Président Félix Tshisekedi Tshilombo.

Sans partie pris, avec des propos aussi bien dosés, ce politologue patenté, toujours fidèle à son idéologie politique de la troisième voix, a affirmé haut et fort que les ordonnances présidentielles nommant Albert Yuma et Gabriel Kyungu Wa Kumwanza respectivement présidents des conseils d'administrations de la Gécamines et de la société nationale des chemins de fer, n'ont pas respecté à "la loupe" les prescrits de la constitution.

Ainsi, face au soulèvement politique qui a eu lieu çà et là à travers le pays, ce protagoniste politique en appelle à l'apaisement des esprits de chacun, pour préserver les acquis de l'alternance civilisée au sommet de l'Etat, la toute première depuis la création de la République démocratique du Congo en tant qu'Etat. Mfumu Ntoto s'est appenti au cours d'une émission télévisée sur cette question brûlante. A tout dire, Mfumu Ntoto a démontré d'abord quelques "irrégularités de principes" entachées à ses ordonnances. Se basant sur la Constitution, l'homme de « la troisième voix » a d'entrée expliqué les contours orthodoxes dans cette nomination des mandataires des entreprises de l'Etat.

Selon lui, le Président de la République nomme les mandataires des entreprises de l'Etat sur proposition du premier ministre. Ce dernier aborde la question au cours d'un conseil des ministres. Par la suite, l'ordonnance présidentielle devra être consignée par le premier ministre, Chef du gouvernement. Le ministre en charge des portefeuilles est chargé d'appliquer si pas de faire exécuter la décision du Président de la République. Mais, argumente-t-il, le gouvernement qui est censé de mettre en action les nouvelles orientations du Chef quant à la gestion de la Gécamines et celle de la société nationale des chemins de fer du Congo est démissionnaire, et il expédie les affaires courantes, alors il ne peut plus engager l'Etat.

Quant au débat qui a eu lieu à l'Assemblée nationale sur cette problématique, Mfumu Ntoto est plus que formel. Pour lui cette question ne devrait pas être débattue à l'Assemblée Nationale, plutôt à la Cour Constitutionnelle. Il a également profité de cette occasion pour calmer les esprits des militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social-UDPS et ceux du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie-PPRD- qui se sont affrontés la semaine dernière à la suite des réactions de l'opinion sur les ordonnances de Félix Tshisekedi. Il note que la coalition FFC-CACH doit œuvrer pour l'intérêt supérieur de la Nation.

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