Cote d'Ivoire: Lutte contre l'orpaillage illégal - Jean-Claude Kouassi présente la politique du gouvernement

L'orpaillage clandestin constitue un défi majeur pour l'Etat. Pour ce faire, le Gouvernement a décidé de créer un contexte propice au développement de l'exploitation minière artisanale et semi-industrielle en vue de limiter les conséquences de cet orpaillage clandestin sur l'environnement et sur la santé des populations.

Face à la presse, jeudi dernier, le ministre des Mines et de la Géologie, Jean-Claude Kouassi a indiqué qu'un programme national de rationalisation de l'orpaillage (PNRO) d'un coût de deux milliards FCFA a été adopté en 2013 afin d'assainir, organiser et encadrer l'activité d'orpaillage.

Dans le cadre de ce programme, a souligné le ministre JeanClaude Kouassi, cinq (5) opérations de déguerpissement des sites d'orpaillage illicite ont été organisées sur l'ensemble du territoire national entre avril 2015 et août 2018. « Ces opérations ont abouti à la fermeture de 1.195 sites, à l'interpellation de centaines d'orpailleurs clandestins et à la saisie d'armes, de munitions, de matériels d'exploitation, de produits chimiques et de stupéfiants », a-t-il indiqué.

Outre ce programme, plusieurs mesures ont été prises par le Gouvernement afin de renforcer et accroître la lutte contre l'orpaillage illicite, au regard de la recolonisation rapide des sites démantelés. Il s'agit notamment de la création en octobre 2018 de la Brigade de répression des infractions au Code minier.

Composée d'ingénieurs de mines, d'ingénieurs de techniques de mines, de personnel administratif, des éléments de la gendarmerie, de la marine et des Eaux et Forêts, cette brigade a pour mission de réunir et de traiter des renseignements sur l'orpaillage clandestin, de constater les infractions au Code minier, en rassembler les preuves et rechercher leurs auteurs en vue de les traduire devant les juridictions compétentes. « Elle a en charge également de fournir des renseignements actualisés et précis pour l'élaboration de politiques et de stratégies de lutte contre l'orpaillage clandestin, le trafic de minerais et de pierres précieuses, ainsi que l'exploitation illicite de substances de carrières » a précisé le ministre.

Pour ce faire, 120 ingénieurs et techniciens supérieurs des mines ont prêté serment devant les Tribunaux et des sessions de formation en droit pénal et procédure pénale ont été organisées. Au plan de l'encadrement des activités minières à petite échelle, le projet « Chantiers écoles » a été mis en place dans le secteur de la petite mine.

Il vise à dispenser une formation initiale et qualifiante en présentiel et en alternance, aux jeunes Ivoiriens en vue de les doter des savoirs et qualifications professionnelles nécessaires pour opérer dans le secteur de la petite mine, en lien avec les potentialités de la Côte d'Ivoire et les exigences environnementales, fiscales et sociales. « Ces personnes, formées aux bonnes pratiques, seront installées sur des sites dédiés et encadrées par la Société pour le Développement Minier de la Côte d'Ivoire (SODEMI) », a indiqué JeanClaude Kouassi, précisant que le premier chantier école a été ouvert à Bozi (Bouaflé), le 25 janvier 2019.

A côté de ces mesures immédiates, des mesures à court terme ont également été prises. A savoir, la reprise de la délivrance des autorisations d'exploitation minière artisanale et semiindustrielle aux requérants remplissant les conditions prévues par la réglementation minière ; la définition, par voie de décrets, de couloirs minéralisés à destination des opérateurs du secteur de la petite mine ; la réactivation de la coopération Côte d'Ivoire-Ghana et la réactivation des Comités Techniques Locaux (CTL) pour éviter les recolonisations.

Présidés par les préfets, ces comités ont pour mission de veiller et de suivre la bonne exécution des mesures arrêtées au plan local. Aussi le ministre des Mines et de la Géologie a-t-il insisté sur l'implication des acteurs locaux, comme étant un facteur clé du succès de la lutte contre l'orpaillage clandestin.

« Ces comités locaux devront être opérationnels à brève échéance pour accompagner le dispositif de rationalisation de l'orpaillage clandestin. 100 CTL ont été retenus pour être activés au regard de l'ampleur de l'orpaillage clandestin dans certaines localités, sur toute l'étendue du territoire national », a-t-il précisé, confirmant, ainsi, l'engagement du Gouvernement à éradiquer l'orpaillage illégal.

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