18 Juin 2019

Cote d'Ivoire: Lutte contre l'orpaillage clandestin - Le bilan des actions menées

Les menaces sont réelles. L'orpaillage clandestin mine l'économie nationale par le pillage des ressources minérales qui constituent de la richesse pour le pays.

Ce fléau détruit l'environnement à travers l'utilisation des produits nocifs. De même qu'il constitue une menace pour la sécurité des populations et les bonnes mœurs dans les villages et localités, du fait de la circulation des armes à feu, de la prostitution et du trafic de drogue.

Tout ceci relève du constat fait sur les sites par le ministère des mines et de la géologie, à travers la Brigade de répression des infractions au Code minier (BRICM).

Au plan judicaire Faisant le bilan des actions menées par son département depuis son arrivée, le vendredi 14 juin à son cabinet, le ministre Jean-Claude Kouassi a indiqué qu'en dépit de la fermeture de 1 195 sites, suite aux opérations de déguerpissement initiées dans le cadre du Programme national de rationalisation de l'orpaillage (PNRO), l'on dénombrait à fin 2018, 241 sites clandestins et 23 400 orpailleurs repartis sur l'ensemble du territoire.

Grâce aux mesures immédiates et à court terme prises par le gouvernement, plusieurs personnes ont été interpellées et condamnées, des matériels, des armes et des produits miniers ont pu être saisis.

Ainsi à la date du 12 juin, le ministre Jean-Claude Kouassi a fait savoir que 14 orpailleurs clandestins de nationalités diverses (burkinabé, chinoise, ivoirienne) ont été condamnés par les sections de Tribunal de Bougouanou et de Soubré à des peines d'amendes et à des dommagesintérêts au profit du ministère.

Le montant total des amendes dues au Trésor public s'élève à 700 000 000 FCFA. Celui des dommages-intérêts dus au ministère des Mines et de la Géologie est de 200 000 000 FCFA.

« Ces condamnations pénales sont assorties de la confiscation, au profit de l'Etat, des armes et du matériel utilisé aux fins de l'orpaillage clandestin. Par ailleurs, les 4 Chinois ont été interdits de paraître sur le territoire national. Le ministère des Mines et de la Géologie reste en attente des décisions de justice concernant les autres personnes interpellées et déférées », a précisé le ministre.

Au plan administratif En outre, quatre opérations de répression de l'orpaillage clandestin organisées, entre mars et juin 2019, dans cinq régions administratives ont permis de faire plusieurs interpellations et saisies.

Ainsi, dans la région du Sud-Comoé, département d'Aboisso, 30 sacs de minerais concassés et broyés pour une masse totale de 1 tonne de minerai ont été saisis, en plus des équipements et matériels.

Dans la région de la Mé, département de YakasséAttobrou, sur 17 sites traités, 3,695 kg d'or et 102 kg de minerais ont été découverts à Yakassé-Attobrou. Des armes à feu ont aussi été saisies, à savoir 6 fusils de calibre 12 et 28 cartouches. 1kg de mercure et des stupéfiants ont été découverts.

Concernant la région de l'Iffou, département de Daoukro, sur 7 sites traités dont 4 dévolus au traitement de minerais et à la production d'or, ont été saisis 2,080 kg d'or et 200 tonnes de minerais concassés et broyés ; 3 fusils de calibre 12 et 10,400 kg de mercure.

« Une séance de travail a eu lieu, à l'issue de cette opération, entre la Brigade de Répression des Infractions au Code Minier et les élus du Conseil régional de l'Iffou, le 13 mai 2019. Ces élus ont félicité chaleureusement les membres de la Brigade et demandé l'intensification de la lutte dans cette région », a précisé JeanClaude Kouassi.

Dans la région du Gontougo, département de KounFao et Tanda, outre les équipements et matériels, la BRICM a mis la main sur 36 g d'or à Tanda, 150 sacs de minerais concassés et broyés pour une masse de 15 tonnes de minerais à Koun-Fao ; 3 fusils de calibre 12 ; 133 explosifs et 35 cordeaux détonants à Koun-Fao ; 150 g de mercure et 4 kg de cannabis dans le Gontougo.

Enfin, dans la région de l'Indénié-Djuablin, département d'Abengourou, 14 sites ont été visités par la Brigade. Résultat : 16 g d'or, 6 fusils de calibre 12 et 500 g de mercure saisis. Notons que dans toutes ces régions, des personnes (Ivoiriens, Ghanéens, Burkinabés et Chinois) ont été interpellées et condamnées.

Au regard de ces résultats, le ministre des Mines et de la Géologie a assuré de la poursuite et de l'intensification du démantèlement de l'ensemble des sites clandestins d'extraction, ainsi que de traitement du minerai sur l'ensemble du territoire national.

En outre, il a insisté sur le renforcement de la collaboration avec les services judiciaires et des forces de l'ordre. « Nous allons diligenter des missions conjointes de répression de l'orpaillage clandestin avec le concours de l'Administration des Eaux et Forêts et de la Gendarmerie nationale. Nous allons aussi poursuivre les séances d'informations et de sensibilisation dans les localités pour éviter les recolonisations des sites. Nul n'est au-dessus de la loi. Même les chefs qui ne respecteront pas les règles édictées, subiront la rigueur de la loi », a averti Jean-Claude Kouassi.

Pour lui, il n'y a pas lieu de s'alarmer. « Il a des choses qui ont été faites. Avec la création d'un ministère dédié, nous avons, et le temps et les moyens matériels nécessaires pour lutter efficacement contre ce fléau », a-t-il rassuré.

Aussi a-t-il invité les clandestins de prendre attache avec les directions générales des mines et de la géologie, en vue de constituer légalement leur dossier de demande d'autorisation.

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