Maroc: Secteur des services, quelle contribution à la croissance et à l'emploi ?

Le CMC consacre un spécial sur les apports des services pour la croissance économique

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) a annoncé la parution du 313ème numéro de sa publication mensuelle "Maroc Conjoncture" consacré aux "Services: quel apport pour la croissance économique?".

Ce numéro s'articule autour de plusieurs thèmes, notamment "Économies africaines: quel rôle des services dans la transformation structurelle?", "Secteur des services: quelle contribution à la croissance et à l'emploi?", "Prédominance du tertiaire: quelle signification?", "Dépenses sociales: redistribution des revenus et valorisation du capital humain" et "Exportations de services: perspectives de consolidation", indique le CMC dans un communiqué.

"Malgré le retour de la croissance, l'Afrique se désindustrialise. Les agriculteurs quittent les zones rurales et la part de l'agriculture dans l'emploi et la valeur ajoutée a nettement diminué depuis les années 1960, mais le principal secteur qui absorbe cette main-d'œuvre est celui des services", souligne la publication, faisant remarquer que "les pays d'Afrique subsaharienne sont peu industrialisés, même compte tenu de leur niveau de revenu quand on les compare à des pays d'Asie".

En outre, rapporte la MAP, le CMC relève que la tertiairisation de l'économie a hissé les services au rôle de provider et marqueur normatif de la croissance et de l'emploi dans les sociétés postindustrielles, notant que la révolution tertiaire a ainsi été caractérisée par un mouvement croissant de destruction-création et de transformation de la nature des emplois et des activités.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste éventail d'activités, chacune ayant ses spécificités et ses contraintes, précise la même source. Il occupe une place importante dans la formation de la production intérieure brute et sa part moyenne dans le PIB au cours des trois dernières décennies est de l'ordre de 50%.

"Ce poids important s'observe aussi dans de nombreux pays. Il est de 70-80% dans certains pays les plus développés et de 40% dans les pays les plus pauvres. Ce développement signifie une transformation structurelle de l'économie moderne", fait savoir la publication.

Au volet "Nouvelles techniques de l'information et de la communication (NTIC): de véritables outils au service du développement de l'entreprise", le CMC indique que l'utilisation de ces techniques contribue à la modernisation des entreprises et leur permet de réduire leurs coûts de production, d'améliorer leur productivité, de faire face plus efficacement à la concurrence tout en s'intégrant dans les marchés mondiaux dans de bonnes conditions.

"De nombreuses entreprises, à travers le monde, ont adopté ces techniques, chacune à son rythme". "Les entreprises marocaines n'échappent pas à cette tendance. Actuellement, le taux de pénétration de ces outils est encore insuffisant", relève la même source, estimant que la stratégie "Maroc Numeric" tente de combler le retard constaté et vise à faire du Maroc un leader en la matière.

Sur un autre thème, la publication écrit que les dépenses sociales représentent, dans toutes les stratégies économiques, une variable d'ajustement déterminante et un levier indispensable à tout processus de croissance visant un développement durable et une cohésion sociale.

Dans le cadre d'une allocation efficiente et bien étudiée, ces dépenses contribuent d'une manière directe et immédiate à la redistribution des revenus et procèdent à un certain redressement du niveau de vie des populations les plus démunies. De par leurs fonctions, elles permettent à terme la valorisation du capital humain par l'amélioration des soins de santé et par l'enseignement et la formation professionnelle des jeunes générations.

Elles aboutiraient, avec des systèmes d'éducation performants, à l'élévation de la qualité du travail, à promouvoir l'intégration par l'emploi et à œuvrer dans le sens d'une réduction des inégalités sociales et partant, déboucheraient sur un partage équilibré de la valeur ajoutée entre le travail et le capital.

Par ailleurs, le CMC s'intéresse aux exportations des services, précisant que le chiffre d'affaires à l'export des activités de services connaît, depuis plus d'une dizaine d'années, une progression soutenue.

Les recettes d'exportation de ce secteur ont atteint 168 milliards de DH en 2017, enregistrant ainsi une hausse moyenne de 5,4% sur la période 2007-2017. Cette progression tient principalement à la nouvelle dynamique économique soutenue par les réformes structurelles engagées dans le cadre du processus de libéralisation de l'économie et plus spécifiquement en ce qui concerne le commerce des services.

Les engagements pris en la matière que ce soit au niveau multilatéral (OMC) ou bilatéral (Etats-Unis, ALECA) ont donné une nette impulsion aux échanges portant sur les principales activités de services, plus particulièrement les services de voyage, de transport et communication ainsi que les services aux entreprises.

Les projections à moyen terme tablent sur le maintien de cette nouvelle dynamique du secteur à la faveur d'un environnement des affaires en constante amélioration.

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