Cote d'Ivoire: Rapport africain 2018 de l'Acpf - "Les enfants négligés sont un risque sérieux pour la paix... "

La cérémonie de lancement et de plaidoyer du Rapport africain sur le bien-être de l'enfant 2018 s'est déroulée le 18 juin aux Deux Plateaux.

« D'ici une trentaine d'années, l'Afrique comptera un milliard d'enfants. Une croissance qui représente à la fois un défi et une opportunité... Les enfants ont le potentiel de transformer l'Afrique, mais s'ils sont négligés, ils pourraient aussi accroître le fardeau de la pauvreté et des inégalités, tout en représentant un risque sérieux pour la paix, la sécurité et la prospérité ». C'est la révélation faite par le Rapport africain sur le bien-être de l'enfant 2018.

Rédigé autour du thème « Bienveillance envers les enfants: Progrès des gouvernements africains », le document est présenté en Côte d'Ivoire, le 14 juin par M. Yehualashet Mekonen de l'African Child Policy Forum (Acpf).

La cérémonie de lancement et de plaidoyer dudit rapport s'est déroulée aux Deux Plateaux dans les locaux du Conseil national des droits de l'homme (Cndh). L'évènement est organisé par le Cndh en collaboration avec l'African Child Policy Forum, le Forum des Ong et l'Association d'aide à l'enfance en difficulté.

Il s'inscrit dans le cadre des activités de l'Institut panafricain indépendant dirigé par Mme Graça Machel Mandela, qui publie chaque deux ans un rapport sur la situation des enfants sur le continent africain, dans un pays. La Côte d'Ivoire a ainsi été désignée pour la 5e publication.

Le document examine les performances des gouvernements africains dans la réalisation de leurs engagements envers les enfants, sur la base de l'Indice de bienveillance envers les enfants (IBE) - ... Le rapport montre que les progrès réalisés dans la mise en œuvre des droits de l'enfant sont tout simplement trop lents et parcellaires.

« Que faisons-nous pour protéger les enfants ? Qu'est-ce qui a été fait ? Que reste-t-il à faire ? Que devons-nous faire pour leur offrir une égalité de chance et davantage d'opportunités et de bien-être ? », s'est interrogée Mme Namizata Sangaré, présidente du (Cndh). Avant de préciser les objectifs de cette rencontre. « L'objectif immédiat, prendre connaissance avec ce rapport et se mettre ensemble avec les organisations de la société civile pour pouvoir mettre en application ces recommandations contenues dans ce rapport à l'effet d'aider les gouvernements à bien prendre en charge la question de la protection de l'enfant. »

« Ce rapport interpelle les Etats africains pour qu'ils s'engagent désormais à appliquer les textes de loi qui ont été ratifiés et signés. Ils ne doivent pas se limiter à un engagement formel, il faut que cela se sente dans la pratique, aussi », a indiqué M. Gustave Gbanhé, vice-président du Forum des Ong.

La Convention relative aux Droits de l'Enfant de 1989 et la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant de 1990, ont toutes été ratifiées par La Côte d'Ivoire. Elles mettent, entre autres, l'accent sur l'intérêt supérieur de l'Enfant, la protection de la famille, les soins et protection par les parents et l'égalité des chances.

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