21 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Fatshi présente Inga comme le socle de l'industrialisation de l'Afrique

La 54me Session des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (Bad) s'est ouverte hier mercredi 12 juin 2019 à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale, en présence des plusieurs hôtes, dont le Chef de l'Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi, arrivé le même jour de Libreville, après une visite de travail auprès de son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba.

L'on a noté aussi, lors de cette cérémonie, la présence du président de la République de la Guinée Equatoriale, hôte de ces assises, Obiang Nguema MBasogo, du président de la Banque Africaine de Développement,

Dr Akinwumi A. Adesina,du Roi du Lesotho, du Premier ministre du Swaziland ainsi que du ministre équato-guinéen de l'Economie, des Finances et de la Planification, César Augusto Mba Abogo.

Il sied de signaler que la délégation congolaise, conduite par le Chef de l'Etat, était également composée de son Directeur de cabinet, Vital Kamerhe, du ministre des Finances Henri Yav Mulang, etc.

Prenant la parole à cette occasion, le président Obiang Nguema a salué un forum de coopération et de solidarité qui ne vise que le développement du continent africain. Ouvrant une petite page d'histoire, il a rappelé que Malabo s'appelait Santa Isabelle sous l'administration coloniale portugaise. Le site était occupé par des plantations de cannes à sucre et de cacao. Il a souligné que les progrès économiques enregistrés par son pays sont le fruit des efforts de l'ensemble de son peuple.

Il a renseigné que ce n'est qu'autour des années 1990 la Guinée Equatoriale a pris un réel envol économique, avec l'exploitation du pétrole, mais aussi une bonne gouvernance, d'importants investissements dans le capital humain, un vaste plan de construction des logements sociaux, la diversification de l'économie nationale, la lutte contre la malnutrition avec l'appui de la FAO, etc.

Pour conclure, le président Obiang a confirmé que son pays s'est déjà engagé dans le processus d'intégration régionale africaine et compte encore sur l'appui de la BAD pour faire avancer le continent dans cet objectif commun.

De son côté, Dr Akinwumi Adesina a indiqué que cette rencontre était une occasion privilégiée pour échanger sur les questions majeures du continent. Abordant le thème principal, il a souligné qu'il s'inscrivait dans le cadre de la quatrième priorité des « High 5 », avant de rappeler que les dernières éditions avaient eu pour thèmes « Eclairer l'Afrique et l'alimenter en énergie », « Nourrir l'Afrique » et « Industrialiser l'Afrique ».

Selon lui, le thème de la conférence de Malabo avait pour but de booster le développement du continent, car l'Afrique devrait d'abord mieux échanger avec elle-même. Dans la foulée, il a salué la nomination d'un jeune économiste de 39 ans au poste de ministre des Finances de la Guinée Equatoriale et a souligné qu'il s'agit d'un choix judicieux qui témoigne de la confiance placée en la jeunesse. Il s'est réjoui de la participation de plusieurs Chefs d'Etats de l'Afrique centrale, une région qui regorge de vastes superficies de terres arables, de forêts ainsi qu'une riche biodiversité.

Parlant de quelques réalisations de la BAD, Dr Adesina a fait savoir qu'elle a débloqué plus de 13 milliards de dollars ces dernières années pour accompagner les investissements en Afrique, notamment la construction des réseaux de fibres optiques, à la conservation de la biodiversité et des forêts, etc.

Il a estimé qu'il est temps de bâtir un avenir radieux pour l'Afrique avec la mise en oeuvre effective de la zone de libre-échange, laquelle représente vaste marché d'au moins 3.300 milliards de dollars américains.

César Agosto Mba, président du conseil des gouverneurs de la BAD a parlé d'un grand tournant pour l'histoire de l'Afrique, avant de signaler que le secret du décollage économique de la Guinée Equatoriale était à chercher non seulement dans le boom pétrolier, mais aussi dans le plan 20 x 20 qui intègre plusieurs secteurs de la vie nationale.

Inga, socle de l'industrialisation de l'Afrique Intervenant dans le cadre des panels d'échanges, le président congolais, Félix Antoine Tshisekedi, a fait par à l'assistance de la totale adhésion de la RDC à l'idée de l'intégration économique de l'Afrique, l'unique voie à suivre pour son développement. Tout en partageant la vision de beaucoup d'Africains préoccupés par le développement des infrastructures de base, il a attiré l'attention de tous sur le site hydroélectrique d'Inga, qu'il considère comme le socle de l'industrialisation du continent, en raison des son fabuleux potentiel énergétique.

Après avoir déploré la faiblesse des échanges entre Etats africains, à savoir seulement 18 %, il a formulé le vœu de voir les Africains se donner pour priorité la formation d'ensembles économiques sous régionaux, à l'image de la SADC et de la CEEAC ou de la CEDEAO afin de cheminer lentement mais sûrement vers l'intégration économique continentale, avec la chute effective des barrières douanières et autres.

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