21 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Affaire viol d'une mineure de 13 ans - Chantal Safou déplore la défaillance de la prise en charge éducationnelle dans le chef des parents...

Le Gouvernement congolais via le ministère de Genre, Enfant et Famille n'a pas baissé les bras quant à l'affaire de viol commis sur une élève mineure, âgée de 13 ans, par ses 7 camarades garçons, tous élèves du complexe scolaire Révérend KIM, cas qui continue à faire couler beaucoup d'encres et de salive tant pour les activistes de droit de l'homme que sur les réseaux sociaux.

La ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa a échangé, ce jeudi 20 juin, avec les Députés, les agences du système des Nations Unies, les ONG internationales, les cadres et agents du ministère du Genre, la société civile, la jeunesse, les associations féminines et celles qui militent pour la protection des droits des enfants, ainsi que la presse congolaise. Occasion pour toutes ces couches d'examiner le cas du viol et tous les contours du jugement fait par le tribunal pour enfant.

En effet, le ministère déplore la défaillance de la prise en charge éducationnelle dans le chef des parents, des éducateurs et de la communauté toute entière.

Aussi, elle a laissé entendre qu'elle continue à mener des plaidoyers auprès du Chef de l'Etat pour le lancement de la campagne "tolérance zéro" aux auteurs des violences Sexuelles, telles que recommandé par la déclaration des Chefs d'Etat et de Gouvernement de Kampala sur le VSBG de 2011.

Chantal Safou appelle à la réactivation de tous les mécanismes et à mener des plaidoyers en vue de redynamiser tous les organes de protection des droits de l'enfant dans le souci de mettre fin à ce fléau.

"Quelle que soit l'opinion que l'on se fait de l'œuvre de la Justice, nous invitons tout le monde au calme d'autant plus que les parties intéressées ont encore la possibilité d'exercer les voies de recours. Toutefois, le Ministère continue à apporter son accompagnement, selon les protocoles nationaux de prise en charge de survivantes et survivants de violences sexuelles", a rassuré Chantal Safou, tout en appelant l'opinion nationale à éviter les stigmatisations à l'égard de la victime tout comme de sa famille.

Cependant, la ministre du Genre, enfant et famille réitère son engagement de prise en charge psycho-sociale, de la santé et de l'éducation de la victime.

Réactions

Au-delà de l'acte de viol commis par ces élèves, il faille signaler que la responsabilité est partagé tant pour les parents de ces derniers que pour l'école, malgré que le viol ait été commis un jour férié (le 17 mai).

Aussi, les éminents juristes sont intervenus pour dire la loi sur la protection des enfants. L'article 95 de la loi portant protection de l'enfant qui limite l'âge de celui-ci pour être emprisonné ou mis dans un foyer de rééducation.

Au sujet du viol, l'âge des auteurs n'a jamais été élucidé pour examiner la sentence du tribunal qui a acquitté deux auteurs dans cette affaire. Mais, tout ce que la ministre fustige, ce sont les spéculations et stigmatisations sur ledit dossier.

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