21 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Fin mandat des membres de la CENI - Les politiques, la société civile et les confessions religieuses face à de nouveaux défis

Cet appareil électoral, depuis sa création jusqu'à ce jour, a fait l'objet de plusieurs contestations. Le Bureau que compose la Commission électorale nationale indépendante (CENI), est souvent traité de partialité, dans l'organisation, le traitement et la publication des résultats des élections.

Comme pour dire que, les réalités d'hier, ne servent toujours pas de leçon à celles d'aujourd'hui. Tenez ! Les scrutins de 2006, 2011 et les récents survenus au mois de décembre 2018, ont une fois de plus, remis en doute le caractère "impartial" de la centrale électorale RD Congolaise, que pourtant les experts comme l'Abbé Malumalu, Ngoy Mulunda et Nangaa, ont pu diriger successivement. Alors que le mandat du Bureau de la Céni, arrive à son terme fin juin, les structures composantes du prochain bureau, sont d'ores et déjà en effervescence, tout en oubliant parfois les nouveaux défis qui les attendent à bras ouvert pour l'exercice 2023.

Effervescence totale

Du côté de l'Assemblée nationale, d'où sortira quelques membres de la plénière de la CENI, des commissions permanentes et groupes parlementaires sont aux aguets, pour doter à cet organe "indépendant", des profils de gens qui pourront ainsi être à la hauteur de cette grande responsabilité. A l'approche de la désignation du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), une fonction réservée aux différentes confessions religieuse de la société civile, l'Archevêque Albert Kankienza Muana Mboo, président sortant des Eglises de Réveil du Congo (ERC), a été investi président ad intérim de la Commission d'Intégrité et de Médiation Electorale. Cette nomination est le signe avant coureur qui démontre la préparation sérieuse constatée au sein des différentes structures dans l'optique de remplacement de l'équipe contestable de Nangaa.

Quoique fragilisé par le départ de son Vice-Président Norbert Basengezi, le Bureau que chapeaute Nangaa ne va pas rendre le tablier en ce mois de Juin. Car, arrivé fin mandat au mois de juin, ledit Bureau ne devra passer la main que lorsque les nouveaux membres seront choisis dans chaque camp, à savoir : partis politiques, société civile et confessions religieuses. En plus de cela, Nangaa et ses acolytes doivent avant cet échéance, présenter leur rapport d'activités au parlement, une procédure obligatoire tant administrative mais aussi politique. Et, c'est depuis samedi 15 juin 2019, que le Parlement a clôturé ses travaux pour les vacances. Au cas où le parlement n'arriverait pas à convoquer une session extraordinaire d'ici juillet, Nangaa et ses compères seront obligés d'attendre jusqu'au mois de septembre, pour présenter leur rapport général d'activités.

Défis

Pour n'avoir pas réussi à faire montre d'assez de transparence et d'impartialité, les forces politiques, la société civile et les confessions religieuses, réunies sous la bannière du prochain Bureau, sont appelées, cette-fois-ci, à faire véhiculer toute autre image de la CENI. Une image positive, transparente et démocratique, tant par le fond que par la forme de l'organe. Ce faisant, elle fera à ce que le pays, la RDC, qui a vu du sang coulé sur le long du fleuve à cause de la tenue des élections de décembre 2018, ne puisse plus sombrer, de nouveau, dans les sempiternelles crises politiques et de légitimité qui continuent à affaiblir la patrie de Lumumba et Mzee.

Zoom sur la CENI

La CENI est composée de treize membres désignés par les forces politiques de l'Assemblée Nationale à raison de six délégués dont deux femmes par la Majorité et de quatre délégués dont une femme par l'opposition politique. La société civile y est représentée par trois délégués. Ces 13 membres constituent la plénière de la CENI. Pour sa part, le Bureau de la centrale électorale est composé de six membres dont au moins deux femmes, l'une issue de la majorité et l'autre de l'opposition politique. Cet organe indépendant, a reçu pour mandat de garantir des élections libres et démocratiques.

Selon des analystes politiques, le peuple ne voudra plus revivre les évènements du passé faisant craindre l'impartialité de la CENI. D'autant plus que, les résultats des élections générales de décembre 2018, qui avaient donné Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle et les partisans de l'ancien président Joseph Kabila majoritaires à l'Assemblée nationale, au Sénat et aux assemblées provinciales, avaient été contestés par une frange de la population de l'intérieur et l'extérieur, l'Eglise catholique et l'opposition.

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