Burkina Faso: Lutte contre le terrorisme - «Il faut repenser le rôle des médias», Aïchata Mindaoudou

Après la cérémonie d'ouverture, les participants ont eu droit à plusieurs panels en rapport avec le thème à savoir : «Le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest : entre contraintes sécuritaires et devoirs professionnels».

Première à livrer sa communication, Aïchata Mindaoudou, directrice générale de IPITI Niger, a indiqué que les journalistes doivent éviter d'inciter à la haine et à la division. En plus de cela, la panéliste a jugé nécessaire de repenser le rôle des médias en vue de s'adapter à la nouvelle donne.

Selon elle, les terroristes disposent de moyens modernes de communication à profusion pour semer la terreur. Pour les contrer et les empêcher de recruter au sein de la population, conseille-t-elle, il faut gagner la bataille de la communication. Aïchata Mindaoudou estime que les menaces et actes terroristes sont des questions d'intérêt général. De ce point de vue, pense-t-elle, le journaliste n'a pas le droit de tout dire, tout écrire et tout diffuser.

Pour des raisons évidentes de sécurité, la presse doit respecter certains impératifs, a insisté la communicatrice. A l'écouter, le journaliste doit se départir de l'émotion. De son avis, il doit en outre travailler à une prise de conscience de la population et éviter de tomber dans le piège des terroristes. C'est pourquoi, elle a demandé aux uns et aux autres de ne pas faire l'apologie du terrorisme.

«Les médias doivent pouvoir exercer leurs fonctions en préservant l'intérêt général, leur propre sécurité et celle de la population», a-t-elle dit. Celle-ci a expliqué qu'une relation de confiance entre médias et forces de défense et de sécurité doit être établie, dans le cadre d'une collaboration.

Pour Mme Mindaoudou, la situation sécuritaire au Burkina Faso impose une nouvelle façon de communiquer. Pour l'un des participants, Serges Daniel, correspondant de radio France internationale (RFI) la montée du terrorisme pose la problématique de la bonne gouvernance dans les Etats d'Afrique de l'Ouest et surtout l'impérieuse nécessité de déradicaliser les jeunes endoctrinés. Il a invité les gouvernants à communiquer dès que survient un acte terroriste car, quand les terroristes planifient une attaque, ils informent dès lors qu'ils passent à l'assaut.

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