Cote d'Ivoire: Préservation des droits humains à la Présidentielle de 2020 - La biennale panafricaine propose un pacte national républicain.

« Nous nous souvenons de ce qui s'est passé en 2010 et 2011, suite à la crise post-électorale que nous avons connue. Nous sommes à quelques mois des joutes électorales de 2020. Et déjà, nous voyons que les discours sont enflammés, des menaces voilées, des paroles discourtoises, une exacerbation de la violence verbale. Pour nous activistes des droits humains, il faut prendre le devant, sensibiliser, attirer l'attention des acteurs politiques, de tous les ivoiriens, des médias, des ong sur l'urgence de faire en sorte qu'on ne touche pas à un seul cheveu d'un ivoirien au nom de la lutte politique ».

Tel est le message que veut faire passer Yao Noel, commissaire général de l'Ong la biennale panafricaine des droits de l'homme et de l'humanitaire auprès des ivoiriens. A cet effet, il a animé une conférence, hier, à la maison de la presse au plateau.

S'appuyant sur le thème : « La situation sociopolitique ivoirienne et les perspectives des droits de l'homme », l'activiste des droits de l'homme, s'est appesanti sur ce qu'il appelle les réalités du moment pour attirer l'attention de chacun et de tous, et de proposer une concertation engageant tous les acteurs de la vie politique, des ong, des médias et de la société civile.

« La biennale panafricaine lance solennellement l'idée d'une vaste concertation de tous les acteurs autour de la préservation des droits de l'homme, de la dignité humaine lors de la présidentielle de 2020. A l'issue de cette concertation la biennale propose qu'il y a ait un pacte nationale républicain en vue de la préservation des droits et de la dignité de la personne humaine », propose-t-il.

Poursuivant, le commissaire général loue le fait que chacun ait une sensibilité politique. Mais, dira-t-il, lorsqu'il s'agit de la personne humaine, les énergies doivent être fédérer pour faire en sorte qu'il n'y ait plus de morts, de mutilés, de déplacés ni de réfugiés à l'élection présidentielle de 2020, parce que la démocratie à l'en croire, ne doit pas devenir le lieu de la mort. « Ramenons donc la démocratie à ce qu'elle est à savoir une fête de la liberté, la liberté de choisir qui l'on veut dans la paix et la tranquilité », a-t-il mentionné.

Pour finir, il a appelé tous les acteurs à mettre résolument la problématique des droits de l'homme au cœur des élections à venir et même après et que cette thématique soit placée sur l'agenda national.

La biennale panafricaine est une ong de protection et de promotion des droits humains. Elle a été créée en 2015 par des activistes ivoiriens des droits de l'homme et de l'humanitaire. Ils veulent à travers cette initiative apporter leur pierre à la protection et à la défense des droits humains.

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