Sénégal: Lancement d'un projet sur l'atténuation de la violence électorale

Dakar — Le projet "Suivi, analyse, et atténuation de la violence électorale" (EMAM) du Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix (WANEP) a été officiellement lancé vendredi à Dakar, a constaté l'APS.

La cérémonie de lancement de ce projet d'un coût de 2, 5 millions d'euros a eu lieu en presence du chef de l'équipe régionale des instruments de politique étrangère de l'Union européenne (UE), Daria Fané.

Financé par l'Instrument contribuant à la stabilité et la paix (ICSP) de l'Union européenne, le projet EMAM "va concerner sept pays d'Afrique de l'Ouest : Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Sénégal et Togo", a précisé Daria Fané.

Elle a précisé que le financement est mis à la disposition du partenaire régional de l'UE, WANEP, "pour mettre en œuvre le programme dans ces pays qui vont connaître des élections d'ici 2021".

Le projet mettra l'accent sur "deux axes, l'alerte précoce et l'accompagnement dans le cadre de la prévention, ainsi que sur l'action.

La directrice exécutive adjointe du Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix (WANEP), Levinia Addae-Mensaha, souligne que "le projet EMAM priorise des démarches d'alerte précoce et de réponses rapides conduites par les communautés nationales pour contribuer à atténuer les conflits et la violence électorale".

"Le projet est pour mettre l'accent sur la possibilité de prévention des conflits liés aux élections pour soutenir les processus électoraux en identifiant les points chauds mais aussi les indicateurs à risques des violences et essayer de trouver des solutions pour atténuer ces risques", a-t-elle expliqué. Elle a rappelé que " le WANEP a travaillé dans ce domaine en tant que partenaire officiel de la CEDEAO".

Elle a souligné "le renforcement des capacités de certains acteurs, comme la société civile au Sénégal quelques mois avant l'élection présidentielle par le WANEP et la création de groupes de réponse pour analyser les recommandations des experts qui ont été faites avant l'élection".

"C'est dans ce sens que le projet est élaboré pour essayer d'identifier les capacités locales dans chaque pays et les différentes parties prenantes dans chaque contexte en vue d'amener des réponses pour éviter les risques de violence", a-t-elle ajouté.

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