Sénégal: ENO de Thiès - Les étudiants préoccupés par l'Internet

Thiès — Le bureau des étudiants de l'espace numérique ouvert (ENO) de Thiès, un démembrement de l'Université virtuelle du Sénégal (UVS), a dénoncé jeudi les difficiles conditions d'étude des pensionnaires de cette structure en raison notamment de la rupture de la connexion à l'Internet.

"L'ENO de Thiès se joint aux 12 autres ENO de l'UVS, qui ont dû fermer leurs portes pour manifester leur mécontentement", a dit à la presse au quartier Grand Standing, le président du bureau des étudiants de ladite structure universitaire, Moustapha Faye.

Il a déplore des difficultés d'accès à la plateforme, pour défaut de connexion internet et l'absentéisme de certains tuteurs dans le cadre de la formation à distance.

Les étudiants sont aussi confrontés, a-t-il dit, à des retards de paiement et "omissions récurrentes" d'étudiants sur les listes des boursiers.

Ils ont appelé à la finalisation du programme dénommé "Un étudiant, un ordinateur", afin de renouveler certaines machines qui datent de 2013.

Les étudiant ont également dénoncé le "non-respect du calendrier universitaire" les préoccupe également, tout comme l'étroitesse des locaux qui leur sont affectés en ce moment.

"Sans connexion, on ne peut rien faire. On ne peut pas faire nos TD, ni nos tests de connaissances, étant donné que les cours se font à distance", a dit Moustapha Faye, étudiant en master 1 de mathématiques appliquées et informatique de l'Université virtuelle du Sénégal (UVS).

Sans Internet, le slogan des étudiants "foo nekk foofu la" (où que tu sois, tu y es) reste vain, note-t-il.

Il a expliqué que d'après leurs investigations, cette rupture de la connexion est liée à des "arriérés" que l'Etat devrait au fournisseur d'accès.

Une situation qui les empêche d'accéder à la plateforme numérique sur laquelle sont dispensés les enseignements, et qui, par ricochet, impacte sur le calendrier universitaire, a-t-il expliqué lors d'un point de presse.

Cette rencontre se tenait, selon lui, au moment où leurs camarades s'adressaient aux journalistes à la sphère ministérielle de Diamniadio, pour les mêmes motifs.

Face au problème de salle que rencontrent les étudiants, qui se retrouvent pour le moment dans une "maison" pour des travaux de groupe, ils invitent l'Etat à achever les chantiers de l'ENO en a construction depuis deux ans, pour qu'ils puissent l'utiliser.

L'ENO de Thiès compte "entre 4.000 et 6.000 étudiants", toutes les six promotions réunies, estime le président de son bureau. Le dernier arrivage en date, à savoir la sixième est à 1.027 étudiants.

M. Faye dit ne pas s'expliquer les "lenteurs" au moment où selon lui, "l'UVS devrait être la solution pour les universités classiques".

Il a ajouté que ce point de presse est le deuxième point de leur plan d'actions, inscrit jusqu'ici dans une démarche "responsable", en attendant le rétablissement en urgence de la connexion dont ils ne peuvent se passer.

Pour Moustapha Faye, la question des bourses est aussi cruciale, vu que les étudiants pas à Thiès, en dépendent pour leurs déplacements jusqu'à l'ENO.

Le bureau appelle les autorités à "accélérer la cadence pour ne pas perdre davantage de temps".

Le responsable de l'ENO contacté par l'APS a souligné que c'est un mouvement national qui n'est pas spéficfique à Thiès.

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