Burkina Faso: Yirgou - Le mouvement Femmes débouts demandent justice et réparation

Les rescapés de ces évènements du 1er janvier 2019, notamment les femmes des suppliciés, disent avoir pu identifier «formellement» les auteurs. Elles les citent nommément avec leurs surnoms, précisant quelquefois les noms de leurs parents.

«Mais pourquoi il n'y a toujours pas d'arrestation alors que les présumés auteurs sont connus ? Pourquoi ? Qu'attend-on pour arrêter, juger et condamner ces Koglwéogos terroristes et les mettre au cachot ? Sont-ils au-dessus de la justice ? Sont-ils au-dessus de la République ? Sont-ils plus armés que nos forces de défense et de sécurité ? Bénéficient-ils de la protection du politique ? Que nous cache-t-in ? Pourquoi les autorités ont peur des Koglwéogos ? Est-ce des anciens militaires ? Des grands bandits ?», autant de questions que pose Amsa Diallo/Diaby, porte-parole du mouvement Femmes débouts.

Mme Diaby demande l'arrêt des massacres des différentes communautés. «Ce sit-in se veut un message de paix et de cohésion sociale. Le message sera transmis à qui de droit. Restons mobiliser pour les prochaines étapes que nous vous communiquerons très bientôt. Car nous ne pouvons plus dormir avec ces orphelins que nous peinons à assurer, ne serait-ce que l'alimentation», a-t-elle laissé entendre. Elle affirme d'ailleurs, qu'«il n'y a de révolution sociale que lorsque la femme est libérée.»

Le ras-le-bol des marcheuses de ce samedi, près de 5000 déplacés auraient trouvé refuge à Kelbo et Bèlègagnandé. Des tentes avaient été dressées à Noral Tchingan pour ces déplacés mais ils n'ont jamais réussi à intégrer ces tentes puisque le minimum vital y manquait fait remarquer Mme Diaby. Pour elle, l'Etat les aurait abandonnés à leur triste sort. Toutefois, Amsa Diallo/Diaby salue le niveau de prise en charge des déplacés de Barsalogho mais indique que la situation s'est fortement dégradée ces derniers jours.

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