Sénégal: Le PIT/Senegal exprime sa préoccupation

Le Secrétaire général du Pit/Sénégal s'est dit préoccupé par le climat pollué par le débat sur le gaz et le pétrole qui règne actuellement au-dessus du ciel sénégalais. En conférence de presse hier, vendredi 21 juin, Samba S, a également déploré les interdictions et répressions des manifestations de l'opposition et de la société civile.

L e climat de tension qui règne actuellement au Sénégal du fait du reportage de la BBC sur la corruption présumée dans les contrats pétroliers et gaziers impliquant Aliou Sall, frère du chef de l'Etat ne laisse pas indifférent le Pit/Sénégal.

En conférence de presse hier, vendredi 21 juin, Samba Sy, son Secrétaire général a exprimé toute sa préoccupation notamment de la coïncidence qui existe entre le dialogue national appelé par le chef de l'Etat, Macky Sall et la diffusion de ce reportage de BBC qui a donné un souffle nouveau à l'opposition dans son but de créer une atmosphère de doute peu propice au consensus attendu de ce dialogue pour consolider la paix civile et la stabilité du Sénégal.

Ainsi, pour la préservation de la paix sociale et l'éclatement de la vérité autour de cette affaire, Samba Sy appelle tous les acteurs à la retenue.

Car, fait-il remarquer, les «deux accusations de la part de la BBC sont suffisamment sérieuses» et «c'est la stabilité légendaire, la convivialité et la sécurité de notre pays qui sont mises en jeu par les effets directs et indirects de ces sujets devenus objets de controverse par des médias».

«Il ne s'agit pas, avec le reportage de BBC, de la mise en cause du déroulé légal ou non du processus par lequel le président Macky Sall a signé le décret d'approbation du contrat dont a bénéficié Frank Timis pour le bloc Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond puisqu'il n'a jamais fait objet d'un contentieux porté en arbitrage international, comme c'est de coutume par les multinationales du pétrole qui se seraient senties flouées », a-t-il encore lancé.

Avant de poursuivre : «il s'agit plutôt d'accusations de corruption et de délits de conflits d'intérêts à l'encontre de Monsieur Aliou Sall et d'accusation de bradage au profit de son frère du pétrole et du gaz du Sénégal dont le président Sall serait comptable». Sous ce rapport, Samba Sy par ailleurs ministre du Travail de demander à «la justice de notre pays dûment saisie de dire le droit pour édifier notre peuple, l'opinion sous-régionale et celle du monde entier».

Poursuivant son propos, le Secrétaire général du Pit/Sénégal a par ailleurs déploré des mesures d'interdiction et de répression systématique des manifestations de l'opposition et de la société civile.

Soulignant que cela vise à «faire tomber le gouvernement dans la provocation de l'opposition» qui chercherait à travers ces interdictions et répressions «à ternir le visage de notre démocratie aux travers d'images largement diffusées dans le monde», Samba Sy a rappelé au pouvoir dont son parti est l'allié que «l'autorisation reste la règle et l'interdiction l'exception pour toute marche et autres manifestations publiques de l'opposition et de la société civile».

SAMBA SY SUR LA «SUPPRESSION» DU PARRAINAGE AUX LOCALES : «L'Ue agit comme si elle voulait pousser à l'échec lorsque cette question serait abordée»

Commission d'observation et de supervision des élections de l'Union européenne qui a recommandé à l'Etat du Sénégal de revenir sur la loi sur le parrainage, le patron du Pit/Sénégal a dénoncé avec force cette sortie.

En effet, selon lui, en choisissant de «s'immiscer ostensiblement dans le débat sur le parrainage que le volet politique du dialogue national a son dans le calendrier», Bruxelles «a agi comme si elle voulait pousser à l'échec lorsque cette question serait abordée».

«Le Pit/Sénégal ne peut accepter qu'une puissance étrangère, quelle qu'elle puisse être, s'arroge le droit d'indiquer aux Sénégalais quand et où ils doivent appliquer leurs lois», a recadré Samba Sy par ailleurs ministre du Travail, du dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions.

«Nous soumettre à cette ingérence anachronique et cavalière serait un précèdent dangereux, particulièrement, pour notre souveraineté nationale. Certes, l'Union européenne nous appuie, mais il ne saurait être question pour nous de nous étaler pour se faire marcher dessus», a encore insisté le patron du Pit.

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