Cameroun: Après le deuil national accordé aux seuls militaires, les policiers crient à la discrimination

Le 17 juin dernier, le président de la République, Paul Biya, a pris un décret instituant une journée de deuil national, en mémoire des 17 militaire tués une semaine plus tôt, dans l'Extrême-Nord, dans les combats contre la secte terroriste nigériane Boko Haram.

Seulement, selon nos informations, cet acte du chef de l'État, n'a pas été très bien perçu du côté des policiers qui eux, se demandent toujours pourquoi, Paul Biya, a oublié les quatre policiers tués le 15 juin 2019, lorsque leur voiture pick-up 4x4, a sauté une mine attribuée aux présumés combattants sécessionnistes, à Otu, département de la Manyu ( région du Sud-Ouest).

A en croire des informations parvenues à notre rédaction, les policiers se demandent comment pour des personnes qui sont toutes tragiquement mortes pour les mêmes causes (la défense de la nation), le chef de l'État, décrète une journée de deuil national pour les 17 militaires tués par Boko Haram à Darak, département du Logone -et -Chari (région de l'Extrême-Nord) dans la nuit du samedi 09 au dimanche 10 juin 2019, délaissant les quatre policiers tués par un explosif dans leur véhicule, cinq jours plus tard.

Pour des policiers, cela relève de la discrimination et de la marginalisation. "Le président de la République aurait dû décréter une journée de deuil national pour les militaires et pour les policiers tués, ce d'autant plus que tous sont morts presqu'au même moment.

L'on peut même dire que les quatre policiers tués à Ottu par Eyumodjock, méritaient encore plus d'avoir droit à un deuil national, ce d'autant plus qu'ils ont trouvé de manière très imprévisible, et n'étaient point parés pour un quelconque combat.

Ce qui est loin d'être le cas des militaires", nous confie un policier sous anonymat.

De toute façon, il est important que Martin Mbarga Nguelé le délégué général à la Sûreté nationale, fasse savoir au chef de l'État, que, les policiers revendiquent aussi leur journée de deuil national.

La journée de deuil national observée vendredi dernier pour les militaires tombés à Darak contre Boko Haram, n'a pas été bien perçue par tous.

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