Centrafrique: L'ONU déplore la persistance des violences

Devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial du secrétaire général à Bangui, Mankeur Ndiaye, a déclaré que « entre cinquante et soixante-dix violations de l'accord de paix sont enregistrées chaque semaine », malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires à mettre en œuvre de document.

En dépit d'avancées probantes, « la population centrafricaine et la communauté humanitaire continuent de subir au quotidien des actes de violences attribués en grande partie à des groupes armés pourtant signataires de l'accord.

Chaque semaine, entre cinquante et soixante-dix violations de l'accord de paix, commises principalement contre la population civile par les groupes armés, sont rapportées », a précisé Mankeur Ndiaye.

« Ces groupes armés continuent de lever illégalement des taxes, font obstruction au déploiement de l'autorité de l'Etat, occupent toujours des bâtiments publics et constituent une source de profondes frustrations pour le peuple centrafricain », a-t-il ajouté.

L'ONU a, par ailleurs, rappelé les massacres de trente-neuf civils perpétrés le 21 mai par des éléments du groupe armé Retour, réclamation et réhabilitation, dans la préfecture de Ouham-Pendé, dans le nord-ouest du pays et provoqué le déplacement forcé de plus de douze mille personnes.

Revenant sur ces « atrocités », Mankeur Ndiaye a noté qu'elles montrent que la « situation sécuritaire demeure fragile » en Républmique centrafricaine (RCA).

Le représentant spécial a poursuivi que des avancées positives sont toutefois à souligner, annonçant que le 19 juin, le groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique a annoncé qu'il démantèlerait toutes ses barrières illégales. « Un signe encourageant », a-t-il estimé, espérant qu'il « sera suivi d'actes concrets ».

Les opérations de désarmement, démobilisation et réintégration menées en mai et en juin ont également commencé à porter leurs fruits.

Quatre-vingt-dix combattants du groupe armé Révolution et justice-Sayo ont ainsi été démobilisés.

Mais la situation humanitaire reste désastreuse, a alerté le représentant spécial, rappelant que 2,9 millions de Centrafricains, dont la moitié est constituée d'enfants, ont toujours besoin d'assistance.

Le plan d'intervention humanitaire pour la RCA reste largement sous-financé : seulement 28% des quatre cent trente millions de dollars nécessaires ont été reçus, « ce qui est insuffisant », a-t-il précisé.

Le chef de la mission onusienne en RCA a, en outre, souligné que des progrès dans la réconciliation nationale et l'intégration des groupes armées au sein des forces étatiques et de la société centrafricaine sont cruciales pour la tenue d'élections en 2020 et 2021.

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