Sénégal: Un officiel évoque les freins au développement de l'enseignement supérieur privé

Mbour — Les difficultés financières, combinées aux questions d'ordre pédagogique et d'assurance juridique, mettent en péril l'existence et la pérennité des établissements privés d'enseignement supérieur (EPES), a soutenu Boubacar Siguiné Sy, un conseiller du chef de l'Etat sur les questions éducatives.

"Au-delà des questions pédagogiques, d'assurance qualité et juridiques, il y a également des questions financières qui ont eu à mettre en péril l'existence des EPES, modifiant ainsi l'équilibre au sein de cet écosystème", a-t-il déclaré à un atelier d'échanges sur les problèmes du sous-secteur clôturé dimanche à Saly Portudal.

La rencontre était à l'initiative du Cadre unitaire des organisations des établissements privés d'enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES).

"Les établissements d'enseignement supérieur, privés comme publics, sont d'égale dignité. Ils contribuent tous à la formation de notre jeunesse. Et, au-delà de cette formation, ils sont des gisements d'emplois et des espaces d'éducation", a fait valoir le ministre-conseiller du Chef de l'Etat.

Il a estimé que les questions cruciales mises en avant par le CUDOPES concernent les contrats, la diplomation, l'accréditation, la fiscalité, les relations avec les institutions de retraite. Il a assuré de la prise en compte par les pouvoirs publics des recommandations issues de la rencontre.

"Nous sommes ouverts, parce que nous sommes des partenaires. L"Etat, seul, ne peut pas tout faire. Ce n'est pas un aveu que de dire que dans certains domaines, les EPES dament le pion aux établissements publics d'enseignement supérieur. Il faudrait le reconnaître", a souligné l'officiel.

Boubacar Siguiné Sy a ainsi fait part de la nécessité de travailler ensemble à rendre davantage performant les EPES afin de garantir au secteur de l'enseignement supérieur dans son ensemble un avenir prometteur.

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