22 Juin 2019

Maroc/Namibie: Le Onze national entame sa campagne de la CAN ce dimanche

A chaque nouvelle édition de la Coupe d'Afrique des nations, on se met à rêver que l'épopée victorieuse de 1976 se répètera. Toutefois, rien n'a été simple ces derniers temps. Le vaisseau de l'équipe nationale a été secoué par plus de turbulences en une semaine qu'en deux ans à traverser l'Afrique pour décrocher son billet dans une atmosphère sereine.

Résultat: deux défaites en matches de préparation contre des sélections non qualifiées à la CAN. Fajr pris en grippe par le public et sifflé comme jamais. Hamdallah et Da Costa sont partis en vacances et seront certainement remplacés par Achraf Dari (WAC) et Abdelkrim Baadi (HUSA).

Cela dit, dimanche, à 15h30 (heure marocaine), au moment d'affronter la Namibie au stade Assalam du Caire, et quand bien même la chaleur et l'humidité risquent d'être étouffantes, les Lions de l'Atlas n'auront envie d'être nulle part ailleurs.

On l'espère en tout cas. Tout comme le président de la Fédération Royale marocaine de football, Faouzi Lakjaa, qui leur a rendu visite lors de leur première séance d'entraînement en terres égyptiennes, mercredi.

Séance qui n'a révélé aucune nouveauté à signaler tout comme les suivantes, puisque le sélectionneur national fera certainement confiance au Onze titulaire contre la Zambie, structuré en 4-2-3-1, avec Enneysiri en avant-centre et Ziyech en 10.

Hervé Renard qui n'a pas toujours eu des débuts de CAN idéals, sait tout le bénéfice des histoires qui commencent bien.

Dans ce format à vingt-quatre équipes, il suffit presque d'une victoire pour être qualifié pour les huitièmes de finale et ainsi éviter les calculs d'épicier dans ce groupe D, dit de la mort, et qui comprend deux ex-champions en titre, la Côte d'Ivoire (1992 et 2015) et l'Afrique du Sud (1996).

Du coup, évidemment, le mieux serait de se débarrasser de l'affaire le plus vite possible et de commencer la conquête face à la Namibie. Ainsi, ce premier match vaut-il très cher pour l'EN.

Le portrait général de la Namibie, étrillée (5-1) au premier tour par le Maroc, lors de la CAN 2008, laisse penser à une colline plutôt qu'à un col hors catégorie, même si une décennie s'est écoulée depuis. Libé a décrypté pour vous le jeu du premier adversaire de l'équipe nationale, à travers son ultime match de qualification à la CAN, perdu contre la Zambie (4-1).

Comment ils jouent

L'organisation : Si contre la Zambie, la Namibie s'est déployée en 4-1-3-2, il n'en reste pas moins que ce dispositif peut muer en cours de match en 4-2-3-1, d'ailleurs utilisé lors des deux dernières rencontres de COSAFA Cup.

Dans un cas comme dans l'autre, les Namibiens basent leur structure sur une défense à plat et un bloc bas. Pour la protéger contre la Zambie, Ricardo Mannetti, le coach des « Brave Warriors », a aligné un seul milieu défensif.

Offensivement, les latéraux, Hanamub, en particulier, ont illustré les principales sources de danger. Le seul élément vraiment libre était Shitembi, placé derrière une doublette d'attaquants (Shalulile et Shilongo).

L'idée de jeu : La Namibie n'aime pas spécialement la prise de risques. Les relances des défenseurs centraux vont au plus simple, souvent en balançant de longs ballons devant, ou via des passes courtes vers leurs latéraux.

Et quand les milieux axiaux sont sollicités, ils orientent quasi systématiquement vers le côté le plus proche.

C'est d'ailleurs une tendance lourde : le ballon va en général rapidement sur les ailes, et les Namibiens cherchent à s'approcher du but adverse en quelques passes vers l'avant, sans pour autant risquer de perdre le ballon dans les zones dangereuses.

Les points forts : Avec une différence de buts négative sur l'ensemble des matches de poules (-2), la défense n'est pas vraiment le meilleur atout de la Namibie, et ce même si leur onze attaque avec l'idée de ne pas se déséquilibrer.

Le gardien, non plus, n'est pas vraiment un gage de sécurité. En atteste la gifle reçue contre la Zambie. Cela dit, la vitesse de ses latéraux peut créer la différence, sans oublier la qualité technique de Shitembi, qui se promène sur le front de l'attaque.

Les Nationaux devront être vigilants côté opposé, car les transversales et le renversement de jeu pour étirer le bloc adverse symbolisent la principale stratégie offensive namibienne (voir capture 1).

Comment les battre

Bien tirer les coups de pied arrêtés : L'importance des phases de jeu arrêtées, lors des matches de haut niveau, n'est plus à prouver. Or, sur chacun des corners qu'elle a obtenus contre la Namibie, ou presque, la Zambie a réussi à créer le danger dans la surface adverse.

Les joueurs de champ namibiens ne sont pas particulièrement athlétiques, et leur gardien n'est pas allé chercher les ballons aériens au-delà de ses six mètres.

Attaquer le côté opposé : La Namibie attaque par les côtés. De fait, elle peut se trouver avec quatre voir cinq joueurs alignés le long de la ligne de touche. Evidemment, si les Marocains, à la récupération, parviennent à déplacer rapidement le jeu côté opposé, ils trouveront mécaniquement des espaces.

Ce revirement bien fait pourrait s'avérer d'autant plus intéressant que les latéraux namibiens sont apparus en difficulté contre la Zambie dès qu'ils se trouvaient en situation de un contre un. Autrement dit, il y a moyen de les faire souffrir par les provocations d'un Boufal ou d'un Enneysiri.

Combiner dans l'axe : Le replacement et la rigueur tactique du Back Four namibien sont loin d'être un modèle du genre.

En cas de combinaisons à l'entrée de la surface de réparation, la défense à quatre se désorganise, avec pas mal d'espace entre les défenseurs axiaux et leurs latéraux (voir capture 2).

Sans parler des milieux de terrain qui ne filtrent quasiment rien, bien qu'ils soient souvent positionnés très bas. La Zambie en avait profité par des percées plein axe et des tirs de loin. Forcément une autre piste à creuser.

Erreur sur le site de la billetterie : Le gouvernement égyptien présente officiellement ses excuses au Maroc

Le gouvernement égyptien a présenté officiellement ses excuses au Maroc, suite à une erreur constatée sur la plateforme de vente des billets des matches de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football.

Dans une déclaration à la MAP, l'ambassadeur du Maroc au Caire, Ahmed Tazi, a assuré qu'"après intervention auprès des autorités égyptiennes, au sujet de l'erreur constatée sur le site Tazkarti réservé à la billetterie de la CAN-2019, j'ai reçu un appel téléphonique du ministre égyptien de la Jeunesse et des Sports, Achraf Sobhi, qui a présenté officiellement les excuses du gouvernement égyptien à son homologue marocain suite à l'erreur involontaire que contenait ce portail électronique et s'est engagé à réparer cette erreur immédiatement, chose qui a été faite".

De son côté, le comité d'organisation de la CAN (Egypte-2019) a présenté ses excuses aux autorités marocaines, à la Fédération Royale marocaine de football et au public marocain suite à cette erreur involontaire après l'apparition d'un drapeau non reconnu et d'une vidéo sur le site web "Tazkarti", sans que cela ne soit approuvé par le comité d'organisation de la CAN.

Dans un communiqué, le comité d'organisation de la CAN réitère son "total respect aux frères marocains, au Royaume frère du Maroc, à sa souveraineté et à son symbole national", se disant confiant que cela "ne va nullement impacter la solidité des relations entre les instances sportives des deux pays et leurs grands publics".

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