21 Juin 2019

Mauritanie: Présidentielle - Derniers ajustements dans les différents camps

1.500.000 Mauritaniens sont appelés aux urnes ce samedi 22 juin, pour élire un nouveau président. Les partisans de Mohamed Ould Ghazouani, candidat du pouvoir, pensent qu'il sera élu au premier tour.

La Mauritanie s'apprête à élire un nouveau président, avec un vote ce samedi 22 juin. Les six adversaires de Mohamed Ould Ghazouani Mohamed, le candidat du pouvoir, estiment qu'un second tour est inéluctable. Ce dernier est soutenu par le président sortant et les partis de la majorité. Il fera face à Sidi Mohamed Ould Boubacar, ancien Premier ministre soutenu par les islamistes dits modérés de Tawassoul, Biram Dah Abeid, député, militant abolitionniste, Mohamed Ould Maouloud, député également, soutenu par la coalition Changeons d'ère, Kane Hamidou Baba, de la coalition Vivre ensemble. Et enfin Mohamed Lemine El Mourteji, quasiment inconnu de la classe politique.

"Il passera haut la main"

Qu'est-ce qui fait croire aux sympathisants de Mohamed Ould Ghazouani qu'il pourrait gagner le scrutin au premier tour ? Son porte-parole Sidi Ould Dowmane rappelle "qu'il a le soutien de 130 députés sur les 147 que compte l'Assemblée nationale, le soutien de la quasi-totalité des maires, la totalité des présidents de conseils régionaux. "Notre candidat", déclare le porte-parole, "passera haut la main au premier tour". Ould Dowmane fait référence aux résultats des élections de septembre 2018. Mais pour l'opposition, cette forte majorité s'explique par l'absence de transparence.

Une CENI controversée

De son côté, Lo Gourmo Abdoul, porte-parole du candidat Mohamed Ould Maouloud pense que, si l'élection se déroule en toute transparence, l'opposition gagnera la présidentielle. "Seule la fraude massive pourrait faire obstacle à ce qu'un candidat de l'opposition gagne, soit au premier tour, et nous pensons sincèrement que c'est possible, soit au second tour," affirme-t-il.

A la veille du vote, les candidats de l'opposition émettaient de forts soupçons sur la transparence. Ils parlent de risque de fraude à grande échelle qui, je cite, "pourrait être favorisée par une CENI (Commission électorale nationale indépendante) quasiment acquise au candidat du pouvoir."

La Ceni, répondent les militants d'Ould Ghazouani, est composée de représentants de l'opposition et du pouvoir qui ont pris part à un dialogue national.

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