23 Juin 2019

Cote d'Ivoire: Des femmes leaders Akan condamnent les propos de Bédié

Mme Ehui Agnéro Odette, membre des femmes leaders akan, n'a pas du tout apprécié la dernière sortie du président du Pdci, Henri Konan Bédié. Vendredi, au cours d'un point de presse, à l'hôtel pullman, au plateau, elle a tenu à le signifier au nom de son association.

Elle a rappelé que le président du Pdci-Rda, lors d'une rencontre, le 5 mai à Daoukro, recevant des militants de son parti de koumassi, a déclaré «que des orpailleurs armés, d'origine étrangère, ont été déversés dans plusieurs villages pour se livrer au pillage des ressources minières du pays. »

Selon Mme Ehui, le Chef du parti démocratique de Côte d'ivoire« a continué en invitant les Ivoiriens à se dresser le moment venu contre les étrangers, contre ce qu'il qualifie de holdup. »

Aux dires de la conférencière, Bédié aurait affirmé, sans preuves, que des membres de cette communauté « seraient convoyés clandestinement dans la commune d'Abobo afin de se faire établir des documents d'identité ivoirienne ».

Pour elle et ses sœurs, ses déclarations d'Henri Konan Bédié, «d'une rare violence" sont susceptibles de menacer la paix et la cohésion sociale. Elle s'est donc insurgée contre une telle indélicatesse.

«Nous les femmes leaders Akan, nous élevons une vive protestation, nous dénonçons et condamnons avec la dernière énergie les propos xénophobes et racistes du président du Pdci qui appellent à la haine des étrangers.

Ces propos sont à la fois dangereux, scientifiquement et mathématiquement faux, et ne reposent sur aucune preuve »

Parlant de la supposée fraude électorale dont a parlé Henri Konan Bédié, Mme Ehui Agnéro Odette a affirmé que la Commission électorale indépendante, dans le cadre de la mise en place de la liste électorale, a toujours fait preuve d'une grande transparence.

Après les crises successives qui ont secoué la Côte d'ivoire, du fait de la catégorisation des ivoiriens, elle s'étonne que le premier responsable du Pdci-Rda brandisse à nouveau son «concept de l'ivoirité et de la haine de l'étranger, pour cibler un éventuel électorat sensible à ce discours.

Mais, nous, femmes leaders akan attachées à la paix, à la stabilité et au développement de la Côte d'Ivoire, disons haut et fort non au retour déguisé de l'ivoirité.

Nous disons non à la stigmatisation, non au rejet des étrangers, parce que nos frères et sœurs ressortissants des autres pays ne méritent pas d'être mis à l'index et traités de la sorte. Ils ne méritent pas d'être livrés à la vindicte des affidés du président du Pdci-Daoukro ».

Elle invite Henri Konan Bédié à privilégier l'intérêt de la Côte d'ivoire au détriment de ses ambitions qui risquent à coup sûr d'entamer la cohésion sociale et l'unité des ivoiriens.

A l'en croire, aujourd'hui, les ivoiriens sont fiers, non seulement d'être ivoiriens mais aussi de vivre en parfaite harmonie avec les communautés étrangères vivant sur l'étendue du territoire national

Cote d'Ivoire

Entente Ghana-Côte d'Ivoire sur le cacao - «Une rupture historique»

Ivoiriens et Ghanéens ont réussi à imposer aux industriels de la filière cacao une taxe de… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Cote d'Ivoire

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.