Cote d'Ivoire: Venance Konan (président réélu du GEPPAO) - "La formation, la numérisation et l'intégration, nos prochains défis à relever "

interview

Président réélu à la tête du Geppao lors de l'assemblée générale élective organisée le 22 juin, pour un deuxième mandat, Venance Konan livre ses priorités.

Comment appréhendez-vous votre réélection à la tête du Geppao pour un deuxième mandat ?

Cette réélection est pour moi la preuve d'une confiance renouvelée. Nous aurions voulu faire beaucoup plus que ce que nous avons réalisé pendant le premier mandat.

Mais pour ce qu'on a pu faire, mes collègues estiment qu'ils peuvent encore me faire confiance. Cette réélection s'inscrit, selon moi, dans la continuité des objectifs définis et je les remercie pour cela. Nous tâcherons de faire encore plus que ce que nous avons fait.

Avez-vous des actions prioritaires pour ce mandat ?

Nous avons plusieurs actions à mener. Pour cela, un plan d'action a été défini. Nous espérons pouvoir le tenir.

Nous trouverons les moyens d'améliorer la formation de nos journalistes. Formation à laquelle nous accordons une grande importance parce qu'aujourd'hui, dans tous nos pays, la qualité de nos journalistes pose problème.

Nous pensons à des échanges de journalistes. Nous œuvrerons à la spécialisation des journalistes sur des questions liées au terrorisme ou celles en période de crise.

Nous avons pour projet de réaliser un journal de l'Intégration ainsi que des foras, au Niger sur l'immigration, au Sénégal sur la nouvelle monnaie de la Cedeao, au Mali sur l'agriculture, au Bénin, sur la bonne gouvernance.

Il y aura toute une liste de thèmes sur lesquels nous travaillerons. Tout dépendra de la préparation de chaque Etat. En tant que journalistes, l'une de nos spécialités est d'animer le débat.

Concernant le terrorisme, nous avons fait se rencontrer des spécialistes sur les questions liées à cette hydre de la terreur. Plusieurs personnalités étaient présentes. Nous avons pu créer un cadre de réflexion.

Nous en ferons pareil sur divers sujets. Ce sont des activités de brainstorming. A côté de cela, il y a des actions que nous voulons mener à l'endroit de nos journalistes.

Prévoyez-vous des actions pour les entreprises de presse qui se retrouvent de plus en plus en difficultés face aux nouveaux médias ?

Pour nos rédactions, nous pensons créer une centrale d'achat pour pouvoir trouver des intrants moins chers. Nous pensons que l'une des solutions aux différents problèmes qui se posent est la bonne formation des journalistes.

Si les journalistes ne sont pas bien formés et qu'ils abordent des sujets qui n'intéressent pas le lecteur, il faut être sûr que les journaux ne se vendront pas. Au-delà même de la formation, nous avons aussi parlé de la numérisation.

Comment accompagner cette numérisation qui est un virage incontournable ? Fraternité Matin l'a commencée de même que Sidwaya et bien d'autres organes de presse. Nous allons réfléchir à comment travailler ensemble pour réussir ce virage.

Un autre projet auquel nous avons pensé est de mettre en réseau, toutes nos archives. Sidwaya a pratiquement fini. Nous allons commencer et, progressivement, faire en sorte qu'à partir de nos rédactions, nous puissions consulter toutes nos archives. Ce serait magnifique !

Pouvons-nous penser que le Geppao pourrait participer aux travaux du G5 Sahel ou de l'Uemoa par exemple ?

En tout cas, nous espérons pouvoir y arriver. Mais allons-y doucement. Nous retenons déjà que nous avons été invités, mon secrétaire général et moi, à participer au prochain sommet de l'Union africaine. C'est déjà un début.

Il y a eu un engouement remarquable au 4e forum du Geppao qui vient de s'achever. Comment l'appréciez-vous ?

C'est une fierté pour nous, d'avoir fait venir le président de la République du Burkina Faso, Roch Christian Kaboré avec plusieurs membres du gouvernement. J'en suis ému. Le président nous a reçus par la suite en audience.

C'est un honneur pour nous. Je voudrais saisir l'occasion pour remercier encore les autorités du Burkina Faso. Et remercier aussi mon collègue de Sidwaya qui était la cheville ouvrière de tout cela.

Tout l'intérêt que le gouvernement a porté à notre forum montre l'importance qu'il accorde à la presse et aux médias. Cela montre que nous sommes un partenaire. Nous sommes les mémoires de nos pays.

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