Congo-Kinshasa: Libérez !

Les Evêques ont-ils droit d'être entendus ? Si, oui, libérez le peuple congolais de l'emprise des méthodes de gestion rétrograde de ses richesses ! Libérez-le le plus rapidement des affres de l'injustice, de la corruption endémique et du laxisme injustifié dans l'installation de nouveau gouvernement.

Plus que quiconque, les Evêques, tout en se disant préoccupés, recommandent tout un florilège de choses à faire pour sortir le Congo-Kinshasa du bourbier.

Ils indiquent, par exemple, que le tout nouveau Président, Félix Antoine Tshisekedi, se départisse des limites fixées notamment, par ses engagements avec l'ancien Président Joseph Kabila.

Ils exigent, en outre, que l'actuelle Cour Constitutionnelle subisse une vraie cure de jouvence, en termes de réforme et, même dans une certaine mesure, de reconfiguration. Ils le disent en des termes tellement non alambiqués que, s'ils sont compris, ne peuvent prêter le flanc, ni servir de prétexte à n'importe quel juge pour autant qu'il est question, ici, de se faire une religion de ce que la société attend réellement de son travail.

Au bas mots, conscience, éthique, équité et droit devraient, en principe, primer sur des considérations matérielles qui, malheureusement, tentent de miner le terrain de la justice et d'occulter, par le fait même, le vrai service attendu d'elle au niveau de la collectivité nationale.

Au propre comme au figuré, le Député, celui-là même qui avait été élu, le 30 décembre 2018, et qui, logiquement, a reçu mandat du peuple, lorsqu'il est soumis aux caprices d'une justice à géométrie variable, avec tout ce que cela comporte d'opprobre et d'humiliation, devrait avoir droit au Droit. De sorte qu'au finish, qu'il en sorte digne et qu'il recouvre toutes ses lettres de noblesse sans lesquelles, il serait hasardeux de l'appeler "Honorable". Les Evêques, dans leur constat acre, vont plus loin. Ils fustiger, globalement, le marasme économique, l'insécurité grandissante et la propagation des maladies autrefois vaincues. Ils y lisent, grâce aux lunettes de vue, l'impuissance ostensible de l'Etat, dans ses missions élémentaires.

Si bien que Félix Tshisekedi, pour qu'il en sorte de cet héritage pourri, est dans l'obligation de briser l'omerta, de changer la gouvernance et de peindre autrement le tableau de sa vision de solidarité communautaire. L'Osmose devrait aller dans le sens d'une lutte sans merci, contre l'inversion des valeurs, dans le dessein bien compris d'en endiguer toutes les monstruosités ainsi que les autres vibrions susceptible l'orthodoxie de la gestion du pays, au niveau de la chaîne de la dépense et dans les circuits de maximisation des recettes publiques.

Seule, la rupture de marque et de paradigme de gouvernance lui est ainsi recommandée. Car, le vieux régime ayant vidé l'essentiel de ses recettes, avec les cinq chantiers et la révolution de la modernité aux allures de simples slogans, quel pourrait être son intérêt, pour lui, d'en rééditer ses frasques récessives et fantasques alors que les congolais, eux, après 59 ans d'indépendance sur papier, ont bien besoin du changement profond ?

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