24 Juin 2019

Congo-Kinshasa: Kinshasa - La marche des médecins violement étouffée !

A la suite de la promesse non tenue de la part du pouvoir public quant à l'amélioration des conditions de leur travail, les médecins avaient pris, une fois de plus, l'initiative de battre le pavé, lundi 24 juin dernier.

Chose faite. Question de rappeler au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, si pas lui rafraichir la mémoire au sujet des engagements qu'il aurait pris à leur endroit, lesquels, selon eux, demeurent jusque-là lettre morte. Les hommes en blouson blanc ont vu leur marche vers la Cité de l'Union Africaine violement stoppée. Ils ont été dispersés par les tirs à gaz lacrymogènes, une attitude qui a été condamnée par plus d'un observateur. Puisque la Constitution congolaise que nombreux avaient pourtant défendu à la veille des élections du 30 décembre 2018 garantit dans ses colonnes le droit de manifester.

Jusqu'ici, les médecins n'ont pas encore trouvé gain de cause à leurs revendications d'il y a peu. Une fois de plus, les hommes en blouson blanc ont usé de leur arme qui est la rue pour rappeler au Président de la République ses promesses faites à leur endroit. Curieusement, ils ne pouvaient même pas arrivé au rond-point Socimat. Ils étaient en face de la direction générale de la Regideso sur boulevard du trente juin, lorsqu'ils ont été sévèrement dispersés par les agents de l'ordre.

Ces derniers n'ont ménagé aucun effort pour pouvoir faire usage des gaz lacrymogènes. De vive voix, nombreux ont condamné avec la dernière énergie, la brutalité des agents de l'ordre. Selon plusieurs sources, les manifestants n'avaient pas troublé l'ordre public pour qu'ils soient traités avec méchanceté sans considérations de leur rang social. " Ils sont mains vides, sans armes, pourquoi doit-on les traiter comme des moustiques ?", s'est interrogé un chauffeur de transport en commun-victime d'étouffement dû aux effets des gaz lacrymogènes. Et d'ajouter : " Manifester est un droit constitutionnel. Il est même l'un des facteurs d'un Etat de droit".

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