Congo-Brazzaville: Fête de la musique et de la sape - Le slam éblouit les spectateurs

Les slameurs et les reggaemen ont livré des spectacles époustoufflants à l'Institut français du Congo (IFC), à l'occasion de la trente-huitième édition de la fête de la musique, célébrée dans le monde chaque 21 juin.

Cinq scènes au total ont été implantées pour la circonstance, notamment dans la salle Savorgnan-de- Brazza, à l'esplanade de l'IFC, au hall, à la Cafet et au jardin.

La scène du jardin a été occupée par les slameurs et les reggaemen. Il s'agit de Mariusca Moukengue, FB stars international, Aleyahman, Light of Kongo, Guer2vie, Atramuel, Kizma connection, Martin Luther King, Sounga, Royal, MB Tkulu, Jam Caroline, Bloosta, Briceshon, John Brown, Doc J, Jah Loise et Auriol Ngoma

Les productions de ces artistes ont égayé le public, venu nombreux les découvrir. La plupart des spectateurs n'avaient jamais assisté en live à un concert de ce genre.

Les slameurs ont tour à tour su captiver le public par la profondeur et la sensibilité de leurs messages, en déclamant des textes qui dénoncent et soignent les maux qui minent la société .

L'artiste Guer2vie et son groupe ont fusionné le slam aux sonorités musicales. Ce style a ainsi suscité la joie du public, manifestée par des ovations.

Par contre, Auriol Ngoma a emporté les spectateurs par ses textes éducatifs et révélateurs, certains ayant eu un caractère humoristique.

Clôturant la scène slam, la slammeuse Mariusca Moukengue a saisi cette opportunité pour présenter au public six jeunes slammeuses. Déclamant d'abord trois textes avant de céder le podium à ces filles, l'artiste s'est dit confiante en ces apprenantes. « Cette scène est pour elles une sorte de test. J'ai confiance en elles, le public congolais a compris que cette fête est devenue un événement incontournable de l'année. Certains parmi eux découvrent notre art, le slam, pour la première fois. Que le slam s'enflamme », a-t-elle lancé.

Montées pour la première fois sur scène, les jeunes slammeuses ont fait montre de leur talent en déclamant avec dextérité sans être effrayées. Pour ce faire, elles ont livré un spectacle épatant, en dénonçant tantôt de façon mélancolique, tantôt ironique avec rage et espoir, les faits de société tout en interpellant la conscience humaine.

Notons qu'elles présenteront, en fin juillet à la Cafet de l'IFC, leur premier spectacle, après avoir participé, en avril dernier, au festival international du livre et des arts francophones.

Quant aux reggaemen, ils ont ensorcelé la scène par leur puissante voix. Ces derniers ont vehiculé, à travers leurs chants, des messages de paix, d'éducation, d'amour, de dénonciation, etc. Le public a été plongé dans l'univers de Bob Marley et des grands noms de la musique rastafari.

Rappelons que cette trente-neuvième édition a été placée cette année sous le signe du « vivre-ensemble ». C'est une première que la musique, la sape et le défilé de mode soient célébrés à l'IFC.

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