Congo-Kinshasa: Au milieu de Katumbi et Fayulu - Bemba se positionne dans l'angle de la mobilisation

Comme annoncé, Jean-Pierre Bemba Gombo n'a pas dérogé à la règle qui marque le retour de la plupart des hommes politiques congolais au pays. Arrivé le dimanche 23 juin vers 4h00, le Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), accueilli par Fayulu, Muzito et plusieurs cadres de son parti, a tenu un meeting de grande envergure, en présence d'une foule énorme, à la place Sainte Thérèse de N'djili.

Cela, après une procession pendant près de quatre heures du temps, de l'aéroport de N'djili jusqu'au lieu où il s'est adonné à livrer clairement sa position quant aux enjeux de l'heure en RD. Congo. Un des leaders de la coalition Lamuka, Bemba Gombo a déclaré que le combat de cette plateforme politique se conjugue dans le sens de défendre les intérêts de la population, la démocratie, etc. Pour lui, la population se doit de se tenir prête et se mobiliser massivement à chaque fois qu'un appel lui sera lancé pour exiger le respect de ses intérêts.

De retour après sa dernière venue en 2018 sous la fièvre électorale, Jean-Pierre Bemba Gombo a balayé d'un revers de la main toutes les questions politiques et socioéconomiques de l'heure. Il s'est insurgé contre l'insécurité qui sévit dans le pays notamment, dans le Grand-Kivu et à l'Ituri où les peuples Hema et Lendu s'entretuent, sous l'œil des autorités en place qui, jusqu'à ce jour, n'arrivent-elles pas, à juguler ladite situation. Dans cette ligne, le Président du MLC a indiqué que le cancer qui ronge la RD. Congo, en la mettant dans des mauvaises conditions dans ses compartiments, demeure, de son avis, la «corruption».

Au-delà des fraudes électorales qu'il n'a cessé de décrier aux présidentielles de 2006, 2011 et 2018, l'ancien Vice-président du Congo-Kinshasa fustige le fait que plusieurs députés de Lamuka, alors élus "dignement", aient été invalidés au profit de ceux du Front commun pour le Congo. Pour lui, les congolaises et congolais doivent d'ores et déjà, se mobiliser afin de toujours participer massivement aux manifestations de grandes envergures à venir. Cela, en commençant par la marche prévue pour le 30 juin prochain sur toute l'étendue du territoire national. Car, pour cet ancien Chef de guerre, c'est simplement par une lutte démocratique et donc pacifique que le Congo-Kinshasa pourrait être délivré des "hommes sans foi ni loi", c'est-à-dire ceux qui se gargarisent dans la corruption.

Opacité des démarches

A tout prendre, Jean-Pierre Bemba ne s'est point clairement mis à donner sa position quant au combat de Lamuka au moment où Martin Fayulu et Adolphe Muzito sont pour la vérité des urnes, Moïse Katumbi pour une opposition républicaine et Antipas Mbusa Nyamwisi, démissionnaire, est maintenant dans le camp de Félix Tshisekedi. Lui qui, tout au long du meeting, a maintenu son discours dans le sens de la défense de ses intérêts et la bonne gouvernance, n'a eu à sous-tendre, ne serait-ce qu'en une minute, si lesdits intérêts passent par l'obtention de la vérité des urnes ou encore par le contrôle de l'actuel Gouvernement en attendant le prochain scrutin. A point nommé, le chairman se trouverait au milieu des démarches de ses compagnons de lutte Fayulu Madidi et Katumbi Chapwe qui ont déjà eu à livrer, de manière un peu plus claire et distincte, leur vision.

A la peau dure

Cependant, il va sans dire que les divergences des idéaux politiques entre les leaders de Lamuka résonnent véritablement dans leurs différentes déclarations et demeurent encore neuves. D'où, une nouvelle table ronde se révèle urgente afin de discuter sur les priorités. D'autant plus qu'avec ce meeting de Bemba, Lamuka ruisselle, de plus en plus, dans la pente de "ça passe ou ça casse'.

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