Burkina Faso: Lutte contre l'insécurité - Développer une réflexion en amont

La ministre déléguée en charge de l'aménagement du territoire, Pauline Zouré : «Nous ambitionnons au niveau du G5 Sahel réussir une pensée stratégique pour aider la présidence et partant tous les Etats afin de faire face à l'insécurité».

Le secrétariat permanent du G5 Sahel, en partenariat avec l'organisation internationale de la Francophonie, tient un atelier de renforcement des capacités d'analyse et de réflexion au profit des centres d'études stratégiques des pays de l'espace et de l'Afrique de l'Ouest, les 24 et 25 juin 2019 à Ouagadougou.

Le secrétariat permanent du G5 Sahel veut changer la donne dans la définition des actions de lutte contre l'insécurité dans les pays d'Afrique de l'Ouest.

Pour ce faire, en partenariat avec l'Organisation internationale de la Francophonie, il a convié les centres d'études stratégiques privés et institutionnels des pays du G5 Sahel et de l'Afrique de l'Ouest à un séminaire de formation, les 24 et 25 juin 2019, à Ouagadougou.

Pour le représentant du secrétariat permanent du G5 Sahel, Mahamadou Samaké, la vision est d'établir une connexion entre décideurs politiques dans les différents pays touchés par l'extrémisme violent et la radicalisation, pour développer de bonnes stratégies de riposte après avoir fait des analyses pertinentes des causes de ces phénomènes.

«Le rôle des chercheurs est de nous édifier sur les causes du terrorisme, de la radicalisation, de l'extrémisme violent et de nous aider à bâtir de bonnes stratégies de riposte»,a-t-il souligné. La rencontre de Ouagadougou, qui fait suite à celle de Bamako, tenue à en 2017, participe de cette vision.

Elle devrait, à terme, permettre de mettre en place un réseau régional des centres d'études stratégiques, de créer une plateforme d'échanges entre les chercheurs, les décideurs et la société civile, entre autres.

Parmi les objectifs assignés au séminaire figurent également l'élaboration d'une feuille de route et d'un mécanisme qui garantit l'exploitation des résultats des centres par les décideurs politiques. Des actions de soutien au G5 Sahel La feuille de route vise à définir dans le cadre de la coopération régionale les orientations et activités des centres d'études nationaux en fonction de leurs spécificités.

La représentante du président du conseil des ministres du G5 Sahel, Pauline Zouré, ministre déléguée chargée de l'aménagement du territoire a réaffirmé l'engagement du Burkina Faso, assurant la présidence de l'organisation, pour la mise en œuvre d'outils de réflexion stratégique et d'alerte précoce afin de faire face à l'insécurité qui endeuille les populations. «Depuis 2017, le G5 Sahel, l'OIF et d'autres partenaires se mobilisent pour renforcer les capacités d'anticipation et de prospectives de nos Etats.

Pour le représentant du secrétariat permanent du G5 Sahel, Mahamoudou Samaké, le rôle des centres de recherche est d'anticiper la survenance des crises et conflits liés au terrorisme.

Mais il revient aux pays sahéliens de développer leurs capacités académiques scientifiques et de recherche afin de contribuer au développement d'une pensée stratégique africaine», a insisté la ministre déléguée.

Elle s'est, par ailleurs, réjouie de la participation du centre sahélien d'analyse des menaces et d'alerte précoce à la rencontre.

Le représentant de l'organisation internationale de la Francophonie, André Abel Barry a, pour sa part, rappelé que le séminaire de Ouagadougou s'inscrit dans le cadre du mémorandum d'entente signé entre les deux organisations en décembre 2018 à Nouakchott.

«L'action de la Francophonie dans la lutte contre le terrorisme se fonde sur un socle normatif solide que sont la déclaration de Bamako sur la pratique de la démocratie, des droits et des libertés dans l'espace francophone et surtout la déclaration de Saint Boniface sur la prévention des conflits et sécurité humaine de mai 2006», a-t-il relevé.

André Abel Barry a aussi fait remarquer que l'OIF a engagé plusieurs actions en soutien au Secrétariat permanent (SP) G5 Sahel.

Il a cité les résolutions sur le terrorisme adoptées par les chefs d'Etat et de gouvernements de la Francophonie en 2016 et 2017, l'organisation de la conférence internationale sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violents, le 6 juin 2016 à Paris, entre autres.

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