Burkina Faso: Appui au développement - Près de 31 milliards FCFA au profit de trois secteurs

Le ministère de l'Economie, des Finances et du Développement a signé, le lundi 24 juin 2019 à Ouagadougou, deux conventions de financement avec l'Agence française de développement (AFD) et la Coopération Suisse. D'un coût global de près de 31 milliards francs CFA, ces accords vont permettre de faire des investissements dans les secteurs de l'eau, de l'agriculture et de la culture.

Le gouvernement burkinabè bénéficie de l'accompagnement de l'Agence française de développement (AFD) et de la Coopération suisse pour la mise en œuvre de programmes de développement.

Le lundi 24 juin 2019, à Ouagadougou, le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a signé deux conventions de financement avec les deux institutions.

La première, d'un montant global de plus de 24 milliards francs CFA, est un accord de prêt et de don que l'AFD accorde au Burkina Faso pour l'atteinte de l'objectif global d'amélioration d'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement à travers la mise en œuvre du Programme d'investissements et de renforcement des capacités de l'ONEA (PIRC/ONEA).

Selon l'ambassadeur de la République française au Burkina Faso, Xavier Lapeyre De Cabanes, cet appui reflète la volonté de son pays à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de ses politiques prioritaires.

«L'une d'elle est l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, de façon à permettre, d'ici à 2030, que les populations bénéficient d'eau potable à côté d'elles. Comme l'ONEA et l'AFD travaillent ensemble, il y a plus de 20 ans, nous avons trouvé qu'il était nécessaire de financer ce projet qui consiste à réaliser des investissements structurants et prioritaires dans les communes de Ouahigouya, Séguénéga et Bobo-Dioulasso», a laissé entendre l'ambassadeur français.

Le directeur général de l'ONEA, Gandaogo Frédéric François Kaboré, a, d'abord, traduit sa reconnaissance à l'AFD pour ce financement qui vient au secours d'un projet, jadis à l'arrêt, faute de bailleur.

Il va consister, a expliqué le premier responsable de la Nationale de l'eau, à mettre une station de traitement à partir du barrage de Guitti et une conduction d'eau jusqu'à la ville de Ouahigouya sur une distance de 55 kilomètres. «Tous les villages, au nombre de 17, qui seront traversés, vont être alimentés.

La commune de Séguénéga, qui est à 22 kilomètres, va profiter aussi de cette adduction d'eau», a précisé M. Kaboré.

En outre, il a ajouté qu'à l'intérieur du chef-lieu de la région du Nord, des extensions seront réalisées pour permettre à l'ensemble de la population de profiter de cet apport supplémentaire, car la ville connaît actuellement des difficultés en matière d'eau potable.

... et la Coopération suisse permettront au gouvernement de mettre en œuvre des programmes de développement.

«Il y a le volet de Bobo-Dioulasso qui consiste à réaliser une basse de 5000 mètres cubes à Bolmakoté pour alimenter la zone de Sarfalao», a-t-il souligné.

Réduire la vulnérabilité des jeunes La deuxième convention concerne un accord de financement que la Suisse apporte au pays des Hommes intègres à hauteur de 6,9 milliards francs CFA en faveur des secteurs de l'agriculture et de la culture pour une durée de quatre ans.

La directrice du bureau de la coopération de l'ambassade de Suisse, Elisabeth Pitteloud Alansar, a rappelé que son pays intervient au Burkina depuis plus de 40 ans dans les domaines de l'appui macro-économique, de l'éducation de base, de la gouvernance, de la démocratie et du développement économique local.

A l'écouter, le financement des deux programmes réaffirme la volonté du gouvernement suisse à appuyer le Burkina dans la mise en œuvre de ses orientations stratégiques de développement inclusif définies dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).

Pour elle, le Programme de valorisation du potentiel agro-pastoral dans l'Est du Burkina, phase 2 (VALPAPE 2) contribue aux efforts du gouvernement en faveur de l'accroissement de la production et de la création d'emplois décents au profit des jeunes, des perspectives économiques offertes contribuant à réduire la vulnérabilité des jeunes face à l'extrémisme violent.

«Sur le plan culturel, les appuis aux opérateurs culturels nationaux privés, au Fonds de développement culturel et touristique, permettront de renforcer la promotion des activités culturelles comme moyens d'éducation citoyenne, source d'emplois, promotion de la cohésion sociale et de la paix au profit des populations et des femmes en particulier», a dit Elisabeth Pitteloud Alansar à propos du deuxième accord de financement d'un montant de 1,3 milliard francs CFA en faveur de la phase 5 du Programme d'appui au secteur de la culture (PASEC).

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a salué ces accords qui vont appuyer, d'une part, la sécurité alimentaire dans la région de l'Est et, d'autre part, aider à mieux structurer le secteur de la culture.

«Au nom du gouvernement, nous voulons dire merci à la Coopération suisse, car ce n'est pas tous les jours que nous avons des partenaires qui acceptent injecter des ressources dans le secteur de la culture, élément pourtant déterminant dans le processus de développement du pays», a laissé entendre M. Sango.

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