Cameroun: Deux églises de réveil fermées à Yaoundé

Les autorités ont procédé à la fermeture de deux temples religieux au quartier Odza à Yaoundé, aux encablures du lieu-dit « petit marché ». Les faits remontent à plus d'une semaine. A l'origine, des bruits produits par les chapelles.

Selon des riverains, à travers chants, liturgies, cures d'âmes et veillées de prière, entre autres activités principales qui constituent l'ossature des différents cultes ; les fidèles élèvent la voix qui est retransmise par des haut-parleurs, de jour comme de nuit. Une situation qui empêche tout repos dans le coin.

La prolifération de ces « maisons de Dieu » n'a, en effet, pas cessé d'accroitre l'exaspération des riverains. « Elles sont bruyantes et ne respectent pas le voisinage », explique Carine Atouba, habitante du quartier.

Le portail des camerounais de Belgique. « Ces pasteurs vocifèrent pendant de longues heures, sans se soucier des perturbations causées au voisinage, même pendant la période où nos enfants ont passé les épreuves des examens officiels », confie Clément Atangana Ottou, un autre riverain.

Ce dernier se réjouit d'ailleurs de la décision des forces du maintien de l'ordre, répondant aux multiples plaintes déposées par les populations.

La loi-cadre du 05 août 1996, relative à la gestion de l'environnement, dispose pourtant en son chapitre III, à l'article 60 de la section IV, et en son chapitre IV : « sont interdites toutes les émissions de bruits et d'odeurs susceptibles de nuire à la santé de l'homme, de constituer une gêne excessive pour le voisinage ou de porter atteinte à l'environnement ».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Camer.be

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.