Congo-Kinshasa: Kinshasa - Les petits vendeurs du grand marché en grève

Vendeurs exerçant le petit commerce au grand marché de Kinshasa, se sont mobilisés pour une journée de grève, le mardi 25 juin, afin de demander aux autorités de la ville, en commençant par le Gouverneur Gentiny Ngobila, de veiller à ce que les commerçants étrangers ne vendent pas en détail mais plutôt en gros, comme le veut la loi.

En effet, cela fait plusieurs années que les indiens, pakistanais, chinois et autres libanais exerçant à Kinshasa, en particulier, se permettent de vendre des produits cosmétiques et divers articles en détail. Ce, en violation de la loi en la matière. Le petit peuple qui vend pour survivre au niveau national s'est rendu compte que ces étrangers qui étaient venus pour investir et créer des emplois pour les autochtones, se sont mis à vendre en détail comme eux. Cette pratique tue le marché pour les petits revendeurs congolais qui achètent en même temps dans les grandes maisons de vente des indo-pakistanais et autres. Ces congolais se plaignent de ne pas vendre correctement.

«Depuis que ces entrepreneurs vendent en détail, les petits vendeurs ne se retrouvent plus, raison pour laquelle nos syndicalistes se sont entendus pour faire une grève et ne pas vendre, afin de montrer notre mécontentement », a déclaré une vendeuse du grand marché de Kinshasa-Gombe. Didier Kumengi, un autre vendeur a laissé entendre que les autorités de la ville doivent veiller à ce que les indo-pakistanais et autres respectent leur contrat d'entreprendre et de vendre en gros, au lieu de s'immiscer dans le commerce en détail, du reste, exclusif aux nationaux dits abusivement "des petits vendeurs".

«Ces entrepreneurs ne disposent pas de numéro à la Caisse Nationale de Sécurité sociale, en sigle CNSS, ou à l'Institut National de Préparation Professionnelle, INPP ; d'où ils ne contribuent pas. D'ailleurs, ce sont les mêmes personnes qui maltraitent nos frères et sœurs qui travaillent dans leurs magasins. Ils les payent mal et ne respectent pas le SMIG. Aucune solution n'est encore trouvée pour eux», a ajouté Chantal Mubenga. Il sied de rappeler que plusieurs congolais qui travaillent dans des magasins des ressortissants indiens, pakistanais, chinois et libanais, avaient grevé pendant trois jours et étaient descendus dans les rues, afin de réclamer le paiement de leurs salaires conformément au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti, SMIG, du décret n°18/017 du 22 mai 2018, portant fixation du SMIG à 5 dollars, au taux de 1.415 FC pour tous les travailleurs du secteur du commerce, y compris les travailleurs placés ; ainsi que l'amélioration des conditions de travail par leurs employeurs.

Les vendeurs congolais espèrent que les autorités du pays vont rapidement résoudre ce problème, pour leur permettre de mieux pratiquer leur commerce de survie.

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