Niger: Abattage d'un helico français - Il y a péril en la demeure

analyse

Les faits se sont déroulés le 14 juin dernier, à la frontière entre le Mali et le Niger. Mais l'information n'a été rendue publique que le 24 juin 2019.

Un hélicoptère de type Gazelle de l'opération Barkhane, a été abattu par des Terroristes. Le pilote, le chef de bord et un commando tireur d'élite qui étaient à bord ont tous été blessés mais ils ont eu la vie sauve grâce à l'intervention rapide de leurs collègues qui ont réussi la prouesse de les mettre hors de danger.

Rappelons que l'hélicoptère en question a essuyé des tirs de mitrailleuses kalachnikov-PKM de calibre 7.62 de la part de terroristes du groupe armé appartenant probablement à l'Etat islamique pour le Grand Sahara dont une vingtaine de membres ont été neutralisés. Et ce n'est pas tout.

Des engins, de l'armement et des moyens de communication ont été saisis, si l'on en croit l'état-major français qui précise, toutefois, que les trois blessés dans le crash ont pu rejoindre un hôpital militaire en France où ils subissent des soins.

Tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, il convient de rendre un hommage appuyé aux soldats de l'opération Barkhane qui, aux côtés de leurs frères d'armes des pays membres du G5 Sahel, se battent, jour et nuit, contre un ennemi invisible dont la puissance de feu est plus que jamais redoutable.

A preuve, c'est la première fois que des terroristes parviennent à abattre un hélicoptère dans la bande sahélo-saharienne. Ils voudraient prouver leur capacité de nuisance qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.

La victoire sur les forces du mal ne sera possible que si les grandes puissances acceptent de jouer franc jeu

C'est dire donc qu'il y a péril en la demeure. Car, à l'allure où vont les choses, la bande sahélo-saharienne, si ce n'est déjà fait, est en passe de devenir le sanctuaire des terroristes de tout acabit dont la plupart sont chassés de la Syrie, de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Libye.

Pendant que les dirigeants des pays membres du G5 Sahel volent de réunion en réunion ou de sommet en sommet sans que concrètement l'on ne voit les lignes bouger sur le terrain, les forces du mal, elles, se préparent à toute éventualité.

Elles mettent à profit le répit qu'on leur donne, pour se refaire une santé militaire ; histoire de provoquer une sorte d'équilibre de la peur. C'est le message d'ailleurs qu'ils ont voulu envoyer aux troupes du G5 Sahel en abattant l'hélicoptère français en mi-juin ; d'où la nécessité d'en appeler à la mise en place d'une coalition internationale afin de lutter contre le terrorisme au Sahel.

Plus tôt on le fera, mieux cela vaudra. A défaut, le réveil risque d'être douloureux. Toutefois, il y a lieu de rappeler que la victoire sur les forces du mal, ne sera possible que si les grandes puissances acceptent de jouer franc jeu, c'est-à-dire que certaines d'entre elles arrêtent de soutenir financièrement les groupes armés, comme cela se fait actuellement.

B.O

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