25 Juin 2019

Ile Maurice: Plaines-Wilhems - Un bébé meurt le crâne écrasé à sa naissance

Il est mort des suites d'une hémorragie intracrânienne, causée par l'expulsion au forceps, selon le rapport d'autopsie. Ce bébé, né à terme, est décédé, lors de l'accouchement, il y a deux semaines. L'incident s'est produit dans la salle d'accouchement de la clinique, située dans les hautes Plaines-Wilhems. Plusieurs sources proches de cette affaire demandent que des sanctions soient prises. Une plainte a été faite au cours de la même semaine à la police et une enquête a été ouverte.

Ce drame vécu par un jeune couple, qui attendait avec impatience la venue de son premier enfant, a choqué bon nombre de personnes de l'établissement hospitalier. D'autant plus qu'il serait devenu le «talk of the town» depuis. Si les gens ne souhaitent pas en parler ouvertement, certaines langues ont commencé à se délier. Les principaux concernés se renvoient la balle et ne veulent pas se permettre à situer les responsabilités, dit-on. Depuis cet incident, les parents du bébé se sont, eux, murés dans le silence et ont demandé qu'on respecte leur deuil.

La gynécologue, Dr Farah Boolaky, qui a suivi la jeune mère tout au long de sa grossesse, que nous avons contactée hier, a demandé un temps de réflexion pour voir clair et éventuellement commenter l'affaire. Elle est revenue vers nous dans le courant de la journée pour nous signaler qu'elle ne souhaitait pas réagir. «Je ne veux vraiment pas faire de commentaire.» D'ajouter que «c'est vrai qu'il y a eu un incident lors de l'accouchement et que c'est malheureux. Les parents, y étaient et tout s'est passé devant eux». Nous avons aussi tenté d'avoir la version de la pédiatre, mais cette dernière s'est abstenue de tout commentaire.

À la clinique Bon Pasteur, le directeur avance qu'une enquête a été initiée et qu'on doit laisser celle-ci suivre son cours. «C'est triste lorsqu'on perd un bébé. Mais tout s'est fait dans les normes. Il y avait la gynécologue, la pédiatre et une anesthésiste présentes lors de l'accouchement. La direction a reçu les parents et nous avons pu discuter de la cause liée au décès», affirme le Dr François Tadebois.

Au Medical Council, on nous explique que si une plainte est référée au conseil, il y a tout une série de procédures à suivre pour que l'enquête démarre. «Dès qu'il y a une plainte, en deux semaines, la personne citée doit soumettre un rapport par écrit. De là, l'enquête va démarrer et la personne devra se présenter devant un conseil, par la suite. Et pour finir, si on arrive à situer les responsabilités, des sanctions appropriées sont prises», soutient le Dr Kailesh Jagutpal, le Chairman du Medical Council.

Par ailleurs, un gynécologue du privé fait ressortir que le forceps est de moins en moins utilisé de nos jours. «Le forceps est un instrument métallique en forme de pince qui permet de saisir la tête d'un fœtus pour faciliter son expulsion. Cela permet d'extraire et de guider le fœtus dans la voie génitale», indique ce dernier. Il ajoute que l'on a recours au forceps pour faciliter ou accélérer l'accouchement, mais que celui-ci comporte des risques, car les bébés peuvent en garder des cicatrices, voire mourir.

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