Ile Maurice: Landscope Mauritius - Hanoomanjee demande une baisse salariale de Rs 67 800, Sanspeur refuse

L'antagonisme entre Gérard Sanspeur et Naila Hanoomanjee au sein de Landscope Mauritius (LM) atteint un nouveau palier. Alors que la Chief Executive Officer (CEO) de LM n'a jusqu'ici pas accepté les Rs 327 800, soit le nouveau package salarial signé du président Gérard Sanspeur depuis le mois de novembre, voilà un nouveau rebondissement.

À la place, Naila Hanoomanjee demande une révision à la baisse de son salaire de base. Une contre-proposition de la CEO a été présentée à la dernière réunion du conseil d'administration de LM le 25 avril. Ce, en l'absence de la principale concernée, qui s'est retirée pour ne pas participer aux délibérations sur ce sujet.

La contre-proposition, au préalable étudiée par le Human Ressources and Nomination Committee de LM, le 17 avril, et qui recommande qu'elle soit approuvée par le board est donc un salaire de base de Rs 260 000 par mois durant la première année au lieu de Rs 286 400 proposé le 30 novembre. La contre-proposition ne s'arrête pas là. La CEO demande Rs 273 000 par mois durant la deuxième année et, pour finir, Rs 286 650 par mois la troisième année. Ajouté à ceux-là, elle renonce aux allocations mensuelles proposées toujours en novembre. A savoir une allocation chauffeur de Rs 8 400, une autre essence de Rs 13 000 ainsi qu'une Entertainment allowance de Rs 20 000.

En bref, à première vue, Naila Hanoomanjee demande une baisse de Rs 67 800 durant la première année, en comparaison à la précédente offre.

L'autre modification que demande Naila Hanoomanjee par rapport à l'offre du 30 novembre concerne la rupture de son contrat. Elle demande à remplacer l'article y relatif par «Landscope may at any time terminate your employment by giving you three months' notice in writing or by salary in lieu of notice.» Ce qui est en ligne avec une décision prise précédemment par le board.

Sauf que cette contre-proposition n'est pas passée comme une lettre à la poste lors de ce conseil d'administration. Ce qui donne toute la mesure de l'affrontement entre les deux protagonistes.

Le président Gérard Sanspeur n'a pas signé cette offre. Son argument est que le conseil d'administration a approuvé une augmentation salariale du CEO le 30 novembre. Une augmentation qu'il a lui-même signée et que, dans ces circonstances, il ne serait pas approprié pour lui de participer aux délibérations à ce sujet, voire de signer toute nouvelle offre salariale.

Pour leur part, les autres directeurs du board trouvent qu'il n'y a aucune raison pour laquelle le président devrait s'abstenir des délibérations du conseil d'administration à ce sujet. Une affaire qui a été reportée à plus tard pour d'autres discussions. Le board se réunit à nouveau le jeudi 27 juin.

Interrogé, hier, Gérard Sanspeur a simplement affirmé que «c'est un cas rarissime, presqu'unique qu'un CEO demande une baisse de son salaire et que le conseil étudie toujours la question».

D'autres trouvent même qu'il y aurait une stratégie juridique derrière la contre-proposition de Naila Hanoomanjee. «Cette offre s'étale sur trois ans avec un salaire prédéterminé. Donc, en cas de limogeage, elle percevra trois mois de compensation par année de service. Ce qui fait, sur 15 mois, une golden handshake de Rs 4,5 millions.» Un chiffre qu'on balaie d'un revers de main dans l'entourage de la principale concernée.

La proposition de Naila Hanoomanjee, dit-on, comprend au contraire qu'elle n'aura droit qu'à trois mois de son salaire, soit quelque Rs 780 000, si jamais l'on met un terme à son contrat.

Dans l'entourage de Naila Hanoomanjee, qui n'a pas souhaité faire de commentaire, l'on soutient que cette dernière n'a pas agréé à la hausse salariale qui lui a été proposée et que le président de LM devra s'aligner à la décision du board.

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