Cote d'Ivoire: "Un commando" de 72 agents pour traquer les hors-la-loi dès le 30 juin

Sur instruction du ministre Siandou Fofana invitant tous les opérateurs à être en règle avant juillet, un séminaire au profit des agents ayant prêté serment pour le contrôle et l'inspection, se tient les 25 et 26 juin.

« Déontologie du Corps d'agents assermentés ; Méthodologie de contrôle et d'inspection des établissements de tourisme et des loisirs ; Rédaction des Procès-verbaux d'inspection et de contrôle ».

Tels sont les 3 items au centre du Séminaire de formation des agents assermentés du ministère du Tourisme et des Loisirs qui se tient les 25 et 26 juin à la Bibliothèque nationale à Abidjan-Plateau.

En point de mire de cette session, la mise en application de la missive du ministre Siandou Fofana, invitant « tout établissement de tourisme, c'est-à-dire d'hébergement, les restaurants et toutes autres activités de loisirs et de détente, les agences et bureaux de voyages, les agences de location de voitures, etc. à se conformer à la réglementation en vigueur ».

Et ce, au plus tard, « le 30 juin 2019, délai de rigueur ». Avec comme incidence, stipule le communiqué diffusé par voie médiatique par le ministre du Tourisme et des Loisirs, « les services compétents procéderont à la fermeture systématique des établissements contrevenants ».

Place à la répression... pour booster « Sublime Côte d'Ivoire »

Dans la lettre et l'esprit de cette injonction, les 72 agents (12 commissaires, 15 inspecteurs et 45 contrôleurs), ayant prêté serment devant le Tribunal de Première instance d'Abidjan depuis le 18 octobre 2018, sont soumis à ce renforcement de leurs capacités avec le concours des services compétents de la Police nationale et de l'Administration judiciaire.

Aussi, au nom du ministre du Tourisme et des Loisirs, son Directeur de cabinet, Dr Germain N'Dri Aphing-Kouassi, indiquera aux agents sous serment que « L'heure de la sensibilisation est passée, et place est désormais à la répression ! ».

Mieux, évoquant l'impérieuse nécessité pour l'Administration du Tourisme et des Loisirs, dans sa quête de qualité totale, il leur a demandé, à la boussole du Code du tourisme, creuset fondant le socle juridique et réglementaire de l'activité touristique, d'être « performants » dans leurs missions de contrôles et d'inspection, ainsi que dans celle de recouvrement de la Taxe de développement touristique. Qui devrait alimenter les recettes du Fonds de développement touristique pour l'essor de tous les acteurs de l'écosystème. Le tout avec le sens élevé de la rigueur et de l'honnêteté dont ils sont censés avoir toujours fait preuve.

Au-delà, Dr Aphing-Kouassi soutient que cette mise aux normes et règles des établissements, intègre la Stratégie nationale de développement du tourisme, « Sublime Côte d'Ivoire ». Dont l'une des 9 réformes structurelles est le renforcement des capacités des agents. Dont acte par cette présente session et celles à venir. Et qui intègrent la triple finalité attendue de la stratégie. A savoir : « Développer un moteur de croissance du PIB et démultiplier les recettes fiscales ; Créer un réservoir d'emplois qualifiés et non qualifiés ; Favoriser le développement territorial hors-Abidjan ».

En tout état de cause et eu égard au caractère transversal du tourisme, l'Inspecteur général du Tourisme et des Loisirs, Pascal Mahan, maître d'œuvre de la formation et ombre tutélaire des agents assermentés, argue que l'industrie touristique constitue une manne financière et d'emplois dont le contrôle et le recouvrement efficients devraient en donner la pleine mesure.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Cote d'Ivoire

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.