Mali: Birama Touré - Début du procès en diffamation de Karim Keïta contre «Le Sphinx»

Ce mardi 25 juin s'est ouvert à Bamako le procès en diffamation de Karim Keïta contre un journal et une radio privée. Le fils du président malien les accuse de diffamation après que son nom a été cité dans l'affaire Birama Touré, ce journaliste disparu en août 2016.

Ce 25 juin, s'ouvrait à Bamako, la capitale du Mali, le procès dans l'affaire qui oppose Karim Keïta contre l'hebdomadaire Le Sphinx et une radio privée.

Le fils du président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a porté plainte pour diffamation après avoir été cité par des médias maliens comme étant au centre de l'affaire Birama Touré, du nom de ce journaliste du Sphinx, disparu depuis janvier 2016.

Ce mardi, le procès a démarré par une bataille de procédure entre avocats des deux parties. Ceux de la défense ont tout de suite haussé le ton.

« Pour un procès en diffamation, la procédure a été violée », a tempêté Me Alassane Diop. Les avocats du plaignant protestent avec véhémence. Le juge a tranché et fixé le montant de la consignation à 100 000 francs CFA (150 euros).

« La presse contre le pouvoir »

Dans la salle d'audience, une partie du public a crié son soutien aux deux journalistes poursuivis. À la pause, l'un des avocats des deux journalistes s'est dit serein pour la prochaine phase du procès.

« Cela ne nous pose pas de problèmes, explique Me Alassane Diop. Nous sommes vraiment pressés d'aller au fond de cette affaire et de débattre de ce dossier. C'est un procès, celui de la presse contre le pouvoir. »

Réaction de Me Khalifa Yaro, l'un des avocats de Karim Keïta : « En réalité, pour nous, son honneur a été souillé par ces accusations.

C'est pourquoi nous considérons que c'est de la diffamation. Il n'est, ni de près, ni de loin, mêlé à cette disparition. » Le procès reprendra le 3 juillet prochain et plusieurs personnes espèrent ainsi en savoir davantage sur la disparition de Birama Touré.

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