Sénégal: Fatou Sy - «La grande équation pour l'édition nationale, c'est l'octroi d'un quota»

Même si l'édition a connu une certaine « libéralisation » au Sénégal au cours de ces dernières années, d'autres freins sont encore à lever pour mieux développer le secteur. C'est ce qu'a fait savoir la secrétaire générale de l'Association sénégalaise des éditeurs, Fatou Sy.

Elle s'exprimait hier, mardi 25 juin, en marge d'un atelier avec les acteurs du Programme Lecture Pour Tous de l'Usaid sur les questions relatives à l'environnement juridique, réglementaire et institutionnel du secteur.

« La grande équation qui reste pour l'édition nationale, c'est l'octroi d'un quota dans la mesure où la plupart des sociétés d'édition sénégalaises rencontrent des faiblesses par rapport aux internationaux parce qu'on n'est pas dans les mêmes capacités financières et techniques », a déclaré Fatou Sy.

Les éditeurs souhaitent ainsi un « quota à l'image des autres pays de l'Uemoa dont la Côte d'Ivoire »

« L'octroi d'un quota aux éditeurs ivoiriens a permis à l'édition ivoirienne de prendre un envol par rapport aux éditeurs sénégalais, c'est un exemple notable depuis quelques années », a soutenu Mme Sy. Pour en arriver à ce quota, les éditeurs demandent « une volonté politique au Chef de l'Etat à travers un décret pour les éditeurs nationaux ».

Toutefois, la secrétaire générale de l'Association des éditeurs du Sénégal reconnait que, de plus en plus, les éditeurs ont mutualisé les forces au niveau de la formation.

En plus des échanges professionnels au cours de cet atelier, les éditeurs ont échangé avec des experts sur les appels d'offres de l'USAID, les enjeux et les réformes de la coédition.

« La coédition, c'est une perspective qui est en cours dans l'association depuis quelques temps, il s'agit de se mettre ensemble, d'essayer de mutualiser nos différentes compétences pour être plus compétitifs pour les appels d'offre et de plus en plus, l'idée commence à prendre forme au niveau de l'association».

L'atelier de partage des éditeurs et éditrices prend fin ce vendredi 28 juin.

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Plus de: Sud Quotidien

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