26 Juin 2019

Afrique: Lancement du rapport 2019 sur l'état de la population mondiale - L'UNFPA adoube le Sénégal dans le développement du capital humain

Le Sénégal, à l'instar de la communauté internationale, a procédé hier, mardi, au lancement du rapport sur l'état de la population mondiale en 2019. Cette rencontre initiée par le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) a pour objectif de partager les résultats du rapport et d'impliquer les parties prenantes afin d'obtenir un engagement de haut niveau pour faire avancer l'agenda national de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).

« Il y a 25 ans, lors de la tenue de la conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), il a été constaté que le taux de la fécondité à l'échelle mondiale était environ 3 enfants par femme avec une prévalence contraceptive de 58,8 %.

Cependant dans les pays moins avancés, ces indicateurs sont plus alarmants avec une moyenne de 5,6 enfants par femme et 20,2 d'utilisatrices de contraception parmi les femmes mariées.

Pour le Sénégal, le taux de prévalence contraceptive était de 8% en 1986 avec un nombre moyen d'enfants par femme de 6,6. » a rappelé M. Aliou Ndiaye, directeur du cabinet et représentant du ministre de l'Economie, du plan et de la coopération à la cérémonie du lancement national du rapport sur l'Etat de la population mondiale.

Revenant sur les performances du Sénégal réalisés dans les différents niveaux, M. Ndiaye informera ainsi que dans le domaine de la santé, d'importantes avancées ont été notées car « le taux de prévalence contraceptive est aujourd'hui à 28% en quittant 12% en 2012, sans oublier le nombre de naissances qui s'améliore ».

D'autre part, il précisera que sur le plan éducatif, d'importants efforts ont été consentis. «Le Sénégal s'est fixé comme objectif, à travers le PAQUET-ET d'atteindre un taux d'achèvement de 100% à l'horizon 2030, dans le cycle élémentaire. De 2013 à 2017, ce taux est passé de 60,31% à 61,82% », a affirmé M. Ndiaye.

Faisant l'analyse du rapport, la représentante résidente de l'UNFPA au Sénégal, Madame Compaoré, a salué les importants progrès accomplis quoiqu'« il reste beaucoup de choses à faire. » signale-t-elle.

Pour elle, l'importante de la tâche n'est pas encore achevée car « si je prends le taux de prévalence contraceptive qui a été doublé entre 1969 et 1994 au niveau mondial, il a aussi augmenté au Sénégal, on est de 0 à 1969 à 6 % en 1994.

Actuellement, en 2019, nous sommes à 26%. Vous constatez qu'il y a une forte proportion de femmes qui n'ont pas accès à la contraception » analyse-t-elle.

Toujours dans son argumentaire, la représentante résidente de l'UNFPA au Sénégal, note dans le rapport de nombreux obstacles qui compromettent le respect et l'exercice des droits fondamentaux, surtout les questions de genre et d'emploi.

« On se rencontre que les femmes et les jeunes n'ont pas accès aux services sociaux de base, à des emplois décents, à l'école. Cela justifie cette tache inachevée».

A noter enfin que cette année marque les 50 ans de la création de l'UNFPA et les 25 ans de la Conférence internationale sur la population et le développement tenue en 1994 au Caire.

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