Afrique: Les jeunes entrepreneurs appelés à travailler en réseau pour surmonter les obstacles financiers

26 Juin 2019

Les jeunes entrepreneurs africains sont priés de travailler en réseau pour surmonter les obstacles liés à l’accès des financements.

L’invite est de l’ambassadeur des États-Unis à Dakar qui s’exprimait, le mardi 25 juin à l’ouverture du Sommet 2019 de l’entrepreneuriat des jeunes (YES) organisé par la Fondation des États-Unis pour le développement en Afrique (USADF) et la Fondation Citi.

M. Tulinabo Mushingi estime que l’élément clé de réussite pour les entrepreneurs c’est de travailler en réseaux africains.

Une option qui, selon lui, va permettre aux entreprises naissantes généralement managées par des jeunes de s’appuyer sur la force que va constituer cette union pour aller de l’avant.

A son avis, l’argent n’est pas la solution car être un bon entrepreneur nécessite un engouement et un réseau solide.

Il a défendu ce postulat en réaffirmant la disponibilité des États-Unis à continuer à soutenir sans faille les entrepreneurs africains à travers différentes initiatives.

Pour rappel, le Sommet de l’entrepreneuriat des jeunes vise à promouvoir l’esprit d’entreprenariat en Afrique et à mettre en valeur le travail des anciens boursiers des programmes d’échange du Département d’État américain.

Les organisateurs avisent que Nairobi avait accueilli le Sommet de 2018 et que pour cette année, à Dakar, 50 anciens boursiers du programme YALI de toute l'Afrique (y compris du Sénégal), qui sont des entrepreneurs sociaux et avaient déjà reçu un financement de démarrage de l'USADF, se réunissent pendant trois jours pour du réseautage, du mentorat et des tables rondes.

Dans cette même dynamique, le représentant diplomatique confie que son pays fait du développement inclusif un défi qui, selon lui, consiste à partager les fruits de la croissance avec toutes les populations.

Il pense également que les autorités africaines sauront transformer le boom démographique en atout si elles pouvaient utiliser l’ingéniosité des jeunes et leur engagement.

Pour M. Pape Sarr de Citibank Sénégal, il est important d’atteindre les Objectifs de développement durable (Odd) pour créer les 12 millions de trillions  d’ici 2030  et exploiter la possibilité de créer des emplois pour les jeunes.

Un postulat qui est d’autant plus pertinent que la nouvelle génération d’entrepreneurs africains qui émerge a besoin d’un nouveau cadre d’expression.

Une position confirmée par Mme Khadidiatou Diop Nakoulima, directrice générale de Nest For All qui est un réseau de centres médicaux dédié à la femme et à l’enfant.

Ce Yali Fellow de 2016 estime que ce dont les jeunes entrepreneurs africains ont surtout besoin c’est d’un écosystème administratif, un environnement des affaires qui sécurise, qui rassure et qui renforce les entrepreneurs.

Dans nos pays, souligne-t-elle, « la première chose c’est de faire de sorte d’alléger le circuit administratif en le rendant le plus transparent et le plus rapide possible ».

C’est pour cela, indique Pape Sarr de Citibank, il faut aider les jeunes à trouver des solutions en les amenant à créer leur propre entreprise ou travailler dans une entreprise existante afin de mieux développer l’esprit entrepreneurial.

Pour lui, l’Afrique regorge de talents, d’innovations et de compétences  et l’initiative Echoing Green travaille pour les mettre en réseau et les connecter au marché international.

A cet effet, le parton de l’USADF n’a pas manqué de louer les qualités des participants de YES Arica 2019 qu’ils qualifient d’innovateurs.

M. Iqbal Paroo estime que cette communauté qui prend part à ces assises de Dakar reflète la force intérieure et le tissu entrepreneurial de la jeunesse africaine.

Un élément motivant dans un contexte de dividende démographique avec des projections qui informent que 700 millions viendront du continent pour constituer la ressource humaine mondiale.

Il juge opportun de former les jeunes pour leur permettre de saisir l’opportunité que constitue la diversité de financements disponibles.

D’où l’importance, d’après Mme Khadidiatou Diop Nakoulima, du Sommet 2019 de l’entrepreneuriat des jeunes (YES) qui fait un focus sur le renforcement de capacité pour des jeunes entrepreneurs africains à la quête d’un changement d’échelle.

Selon elle, l’échange d’expérience avec d’autres entrepreneurs de différents secteurs à travers le continent est aussi un besoin ainsi que la nécessité de constituer un réseau de jeunes entrepreneurs africains.

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